SCÈNE VI
MADAME GUICHARD, puis OCTAVE.
MADAME GUICHARD, seule.
Il voulait dire quelque chose qu'il n'a pas dit. 11 était ému, embarrassé, presque triste; il n'y a pas de quoi cependant, puisque tout s'arrange comme il le désirait. Pourquoi emmènet-il sa femme? Sans doute pour que l'autre ne vienne pas faiies des scènes ici, quand elle verra qu'on lui a pris son enfant. Toutça est bizarre, (a octave qui emre.) Ah! te voilii, loil
OCTAVE
Oui, je venais pour vous dire...
Je sais tout. Je viens devoir M. de Monlaiglin. C'est lui le père. Je t'avais accusé à tort, mais tu aurais bien pu avoir assez de confiance en moi pour me dire la vérité: ça m'aurait évité la soUise que j'ai faite.
OCTAVE
Quoi donc?
MADAME GUICHAUD.
j'ai reconnu Adrienne à Paris, pendant que M. de Monlaiglin la reconnaissait ici.
OCTAVE, jouant rétonnement.
Et pourquoi avez-vous fait ça?
MADAME GUICHAUD.
Pour le prouver que je t'aimais jusque dans l'enfant d'un& autre.
OCTAVE
Vous ne changerez jamais. Toujours des coups de tête 1 Et le commandant, qu'est-ce qu'il a dit?
MADAME GUICHARD
II m'a paru plus sérieux qu'il ne convenait. Allons, il paraît que vous êies tous les mêmes, (on temps.) Tu sais, je suis uti peu curieuse. Tu ne connais pas la mère?
OCTAVE
Quelle mère ?
MADAME GUICHARD
La mère de i'enfant, la vraie?
Non.
MADAME GUICHARD
Tu ignores son nom ?
OCTAVE
Absolument. Je sais que c'est une femme du monde, voil»
kOUt.