ACTE 1. SCENE VII
PAIMBŒUF
Ah! OUI, la campagne d'Italie, je me souviens...
CLA.. IN, joyeux.
Ah ! très bien t . . . [Reprenant son récit.) Pour lors que nous étions en vue de Solférino. C'était un soir...
PAIMBŒUF, r interrompant.
Ah! j'y pense!... Pardon, Monsieur le gardien, un renseignement, s'il vous plaît?
CLAMPIN
Deux, si ça peut vous être agréable.
PAIMBŒUF, se levant.
C'est bien ici la porte de gauche du jardin?
CLAMPIN
Ça dépend.
PAIMBŒUF
Comment, ça dépend?
CLAMPIN, faisant face au public.
Oui, ça dépend... [Etendant les bras.) Lorsque vous êtes tourné comme ça... c'estla porte degauche... Mais lorsque vous êtes tourné de cette autre façon.., [Il se retourne regardant le fond.)... c'est la porte de droite.
PAIMBŒUF
C'est juste!
CLAMPIN
C'est une question équatorialef... Ça me rappelle... Pour lors, que nous étions en vue de Solférino...
PAIMBŒUF, V interrompant.
Mais alors, mon neveu m'attend peut-être à l'autre porte?
CLAMPIN
C'est donc vous qui est le Monsieur âgé et assez gros?
PÀIMBŒUP
Vous avez VU mon neveu?
Indubitablement!... Il est venu... puis reparti. .
PA IMBŒUF
Peut-être est-il allé au ministère... je vais voir...
CLAMPIN
Restez donc... je vous raconterai mes batailles.
PAIMBŒUF
Merci bien!... {A part.) Ses batailles!... S'il croit que je n'ai pas autre chose à faire!...
{Il sort à droite.)
CLAMPIN
Il ne m'écoute pas ! Eh! Monsieur...! Monsieur...!
(// Je suïi,)