ACTE II. SCtNC XV^II
mettre ces vieux amis!... A la bonne heure, au moins, je ne suis pas oêné avec eux... Ce sont de vieilles connaissances! tandis que les autres!..»
PAIMBŒUF
Isidore, mon ami, j'ai à vous parler!
ISIDORE
Tiens, comme ça se trouve î... moi aussi, Monsieur Paiuibœuf.
PAIMBŒUF
Eh bien! je vous écoute.
ISIDORE
Non, vous d'abord...
PAIMBŒUF
Non, voup, Isidore. Jai une proposition à vous faire... et si elle ne vous plaisait pas... je serais désolé... Donc, psilcz le premier!
ISIDORE, prenant le milieu.
Eh bien! voilà... (Vivemeut.) Mais vous ne vous fâcherez pas?
Non.
ISIDORE
Vous me le promettez?
PAIMBŒUF
Je vous le promets.
ISIDORE, embarrassé.
Eh bien! voilà... Je vous ai rapporté votre portefeuille, parce que c'était mon devoir... vous avez été très bon pour mon grand-père... et pour moi... Vous avez voulu faire de moi un Monsieur... pareil à mon ami Edgard...je vous en suis bien reconnaissant...
Aussi... j'aurais voulu... certainement... les pronoms de Monsieur Pamphiie... Mon, ton, son... ma, ta, sa... C'est peut-être mal r'-iconaaître vos bontés... mais, voyez-vous, c'est pas ma nature... c'est plus fort c^ue moi . . je suis serrurier. . . J'aime mieux rester serrurier ! Voilà!...
PAMPHILE
Ah ! bah !
EDGAR D
Tiens!
PAi-MDŒUF, //// lenJant la main»
Isidore!
ISIDORE
Ça ne vous fâche pas >
r-AI.MDŒUF
Non, mon ami, non. Et c'est justement ce que j'aUais vous proposer!
ISIDORE, joyeux.
Vrai?... Fameu.K, alors!...
PÂIMBŒUF
Mais je vo'j'?i3 a-outerccci : Dès ce jour, tu n'es plus ouvrier. Edgard, ton ami, désire te voir établi. Et c'est lui qui se charge de ton établissement!
EDGARD
De grand cœur!
ISIDORE, avec joie.
Un éta^^lisscme^t! A moi!... Patron!... Je serait patron? Ce n'est pas ubc farce?
PADlliŒUF
Isidore!...