SCÈNE SEPTIÈME
Il y a une femme qui demande vengeance des infidélités de son mari !
LE BARON, mêraiî jeu.
Grâce!...
LA BARONNE
Pas de grâce, monsieur !
LE BARON, montrant sa lettre.
Cependant, cette lettre ?...
LA BARONNE
Cette lettre est de moi, entendez-vous, de moi qui voulais vous arracher des grilïes de cette femme !
LE BARON
Eh bien, je vais tout t'avouer...
LA BARONNE
Non! Tout est fini entre nous, monsieur, je ne vous connais plus !
LE BARON, s'approchant de sa femme.
Mais ce n'est pas sérieux !
LA BARONNE
Ce n'est pas sérieux ? Pour qui me prenez-vous donc! Vous croyez que je consentirai à vivre avec vous? Détrompez-vous, monsieur !
LE BARON
Au nom de notre amour!...
Ne parlez pas ainsi, vous blasphémez !
LE BARON
Mais...
LA BARONNE
Gomment? Vous trompez votre femme et vous trou-
y.O MONSIEUR IRMA
voz tout naturel qu'elle vous pardonne ! Mais si vous saviez combien je soulfre depuis que j'ai cette lettre I
(Elle montre la lettre d'inna.) Si VOUS SavieZ COmbieu VOS
mensonges me torturaient le cœur ! Non I non ! Je ne veux plus vous voir ! Eloignez-^ous d'ici!
LE BAROX.
Voyons, Louise, nous sommes deux enfants ! Nous nous aimons, car je t'aime, je te le jure, je t'adore! J'ai été indigne un moment, soit, mais j'étais aveugle, entends-tu, et tu m'as ouvert les yeux!... Maintenant, je vois ! oh ! ne me chasse pas, je t'en supplie!
LA BARONNE
Tout est fini, vous dis-je! (a part.) Pauvre garçon!
LE BARON
Eh bien, non! Je ne m'en irai pas, car tu m'aimes, toi... (Geste drt la baronne.) Oh I ne nie pas! Tout à l'heure tu te souvenais de ces douces promenades que nous faisions le soirl... Je t'en conjure, souviens-toi, rappelle-toi le moment où je t'ai avoué mon amour! Tu étais si bonne, alors!... Louise... au nom du ciel!.,.
LA BARONNE, cachant son émotion.
Sortez, ou j'appelle!
LE BARON
Alors, rien ne peut remuer ton cœur? Mais au moins, plus tard, pardonneras-tu?
LA BARONXE.
Jamais !
LE BARON
Jamais?... Je sais ce qu'il me reste à faire...
LA BARONNE, inquiète.
OÙ allez-vous ?