‹ Monsieur Irma; comédie en un acteChapitre 8 sur 14 · SCENE ChNOUlEMli · texte numérisé non relu

SCENE ChNOUlEMli

LE BARON, à part.

Pincé ! (Haut.) Oui.

LA BARONNE

Vou.s veniez m'embrasser?

LE BARON

Justement,

LA BARONNE, en soupirant.

Ah ! Je suis bien souffrante !

LE BARON, surpris.

Souffrante ?

LA BARONNE, même jeu.

Une horrible migraine !

LE BARON, incrédule.

Une migraine qui vous prend comme ça, tout à coup ?

LA BARONNE

Hélas, oui !

LE BARON

Bien fâcheuse, cette migraine !

LA BARONNE

C'est tout ce que vous trouvez pour me consoler ?

LE BARON, agacé.

Je ne peux pourtant pas m'enfoncer des clous dans la chair !

LA BARONNE, soupirant.

Oh ! je ne vous en demande pas tant, (se tournant vers soa mari.) Jacques, ayez donc l'obligeance de sonner.

LE BAI! ON, allant sonner.

Voilà ! Vous voyez que je suis le modèle des maris !

LA BARONNE, à part.

Peut- on dire !

LE BARON, se dirigeant vers la porte.

Maintenant...

LA BARONNE, vivement.

Vous allez me faire du thé.

LE BARON, revenant vers sa femme.

Gomment ?. . . mais la cuisinière !

LA BARONNi:, vivement.

Elle est sortie !

LE BARON, se fâchant.

Permettez, chère amie, permettez ! LesafTalres...

LA BARONNE, très agitée.

Vos affaires attendront un quart d'iieure ! Voilà tout !

LE BAUON, même jeu.

Mais !

LA BARONNE, même jeu.

Vous ne pouvez pas faire cela quand votre femme est souffrante ?

LE BARON, résigné.

Enfin ! Je consens .

JASMIN, entrant par le fond.

Madame la baronne m'a encore timbré ?

LA BARONNE

Apportez tout ce qu'il faut pour faire du thé !

JASMIN, sortant.

Bien, madame la baronne.

LE BARON, qui a regardé sa montre, à part.

Voyons, il est dix heures moins un quart, et mon

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