ACTE DEUXIÈME
pas à mon secours, je saute! Tirez-moi de là... » Allant à lui.; Rcgardcz-moi bien. Si vous me parlez ainsi, je vous sauve! Sinon, adieu!
JANTEL, les jambes molles, et s'essuyant le front, puis avec angoisse et le regardant.
Piégois... j'ai besoin d'argent.
PIÉGOIS
A la bonne heure !
JANTEL
Et j'en ai besoin tout de suite... Je vous donnerai les meilleures garanties possibles. Vous me demanderez les conditions que vous voudrez I
PIÉGOIS
Je n'abuserai pas de la situation et je ne vous mettrai pas le couteau sur la gorge...
(Reprenant le ton courtois et presque respectiieux du début de la sc.>ne.) Monsieur Jantel, vous avez eu raison de vous adresser à moi. Xous allons partir pour Paris ce soir même, tous les deux, examiner votre situation ensemble de très
près. Elle ne doit pas être désespérée : im homme n'est jamais perdu dans les affaires ([Liand il a une réputation d'honorabilité comme la vôtre. Je crois pouvoir vous affirmer que je vous sauverai. J'en ai les moyens.. . Gomme garantie, je vous demanderai votre signature, naturellement. Du moment que j"ai la certitude de vous sauver, elle me suflit... Je ne vous dirai pas qu'en agissant ainsi je n'ai pas d'arrière-pensée. Si, j'en ai une! Et, plus lard, quand votre situation sera devenue ce qu'elle était auparavant, je vous la dirai... Aujourd'hui, ce n est pas la peine... .N'insistez pas... Et maintenant, Monsieur Janlel, allez faire votre valise.
.lANTEL, allant vers la baie et appelant, après avoir serré avec émotion les mains de Piégois.
Louise! Louise!... Viens!... (A Madame Jantei,
qui entre par la baie, venant du côlé des appartements.) Nous parlons ce soir, pour Paris, Piégois et moi... Oui... oui... Nous sommes d'accord. Il connaît la situation!...
MADAME JAISTEL, très émue.
Ah 1