‹ Monsieur Piégois; comédie en trois actesChapitre 119 sur 156 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

LEBRASIER, EMMA

(La musique continue mais s'entend de moins en moins.)

EMMA, s'asseyant sur un fauteuil.

Ab! mon pauvre ami, je ne suis pas gaie tout de même !

LEBRASIER

Piégois associé de Jantel ! La maison Jantel et Piégois, et peut-être Piégois et Jantel!... II ne restait pas au monde deux choses capables de m'étonner; il n'en restait qu'une : c'était celle-là !

EMMA

Ce n'est pas encore officiel, mais il m'a autorisée à vous le dire. 11 lui faut le temps de se débarrasser du casino...

LEBRASIER

Evidemment... Il y a un mois, Jantel et Piégois ne s'étaient pas adressé la parole, c'est prodigieux... Qu'est-ce qui s'est passé? On ne^e saura jamais... Voyez-vous, ma chère, dans les familles, c'est comme ça. On croit les connaître et on ne les connaît pas. On ne connaît pas le fond. On vous accueille toujours aussi bien, on vous sourit, rien n'a l'air changé. Et puis, tout d'un coup, on apprend des énormités. Voilà les familles... Alors, vous allez rentrer à Paris?

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