‹ Monsieur Piégois; comédie en trois actesChapitre 121 sur 156 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

EMMA

Oui... 11 n'y a toujours rien de ce côté-là?

LEBRASIER

Mais rien, rien du tout... ça, j'en suis sur, j'en suis sur...

EMMA, se levant et lui prenant la main.

Vous êtes mon ami, Lebrasier. S'il y avait n'importe quoi,, vous me le diriez tout de suite?

LEBRASIER

Je vous le promets.

11 y d quinze jours. . . non, . . trois semaines. . . nous avons été sur le point de nous quitter... je vous l'ai raconté, n'est-ce pas, Lebrasier? Je lui faisais des scènes, je ne pouvais pas m'en empêcher; j'avais tort, mais c'était plus fort que moi. Un soir, je voulais partir. Il

ma retenue : ça s'est arrangé. Depuis, on a l'air de s'être remis. Tl m'a écrit plusieurs fois pendant son absence des lettres gentilles... afTectueuses... où il me semblait qu'il y avait de la tristesse. Pourtant, à son retour, la vie a repris comme d'habitude. Mais ça ne fait rien, Lebrasier : je sens une histoire sur ma lêlc. Est-elle bonne? Est-elle mauvaise?... Mais sur, il y en a une.

LE15RAS1ER, un temps.

Ce qu'il y a d'encore plus sûr, Emma, c'est que, quoi qu'il arrive, il vous restera un ami...

EMMA, lui tendant la main.

Ça, Lebrasier, je le crois... Oui, vous avez été un très bon ami pendant tout le temps que j'ai été seule. Sans vous, je serais morte d'inquiétude... Vous ne vous êtes pas trop ennuyé avec moi ?

LEBRASII^R

Mais pas du tout...

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