‹ Monsieur Piégois; comédie en trois actesChapitre 154 sur 156 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

LEBRASIER

Oui, Piégois, oui, mon ami... C'est Emma... Elle va coucher ce soir aux Coccinelles. Je lui prête ma chambre... Moi, j'irai coucher à l'hôtel...

PIÉGOIS

Qu'est-ce que ça signifie?... (Faisant im pas.) Je vais...

LERRASIER

iNon, Piégois, ne va pas la rejoindre.

Laisse la partir. C'est ce que vous avez de mieux à l'aire tous les deux...

PIÉGOIS

Non, non... Je ne veux pas qu'elle parle ainsi sans que je la voie, que je lui explique!...

LEIîRASIER

C'est inutile. Elle sait tout, n'est-ce pas? Elle sait que tu aimes Henriette... et qu'Henriette t'aime aussi!...

PIÉGOIS

Tais-toi, Lebrasier, ce n'est pas vrai.

LKBRASIER

Si, mon ami, c'est vrai,,. Henriette t'aime aujourd'hui. Elle aime l'Iiomme que tu es devenu, et que tu es devenu par elle et sous son influence... Et, certainement, un jour elle sera ta femme. Je ne dis pas que ce sera demain, mais tu y arriveras. Quant à Emma, sois tranquille, je ne la quitterai pas... et je tâcherai... Piégois,de la consoler peu à peu...

Toi?

LEBRASIER

Moi... Je l'aime. Et je me suis permis de le lui dire, je te demande pardon.

PIÉGOIS

Lebrasier! Lebrasier! Tu es un être admirable!... Ah! si elle pouvait t'aimer un jour!..,

LEBRASIER

Je l'espère... Au revoir, Piégois... (il lui tend la main. Paraît Herbelin.) Non, Marcel Piégois, banquier à Paris...

(Il sort pendant que s'avance Herbelin.)

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