‹ Monsieur Piégois; comédie en trois actesChapitre 22 sur 156 · ACTE IMŒMIKII ;j · texte numérisé non relu

ACTE IMŒMIKII ;j

PIÉc.dIs

Le consul d'Italie, ici, c'est moi... Allons, mon petit, allez-vous en sans faire le malin, c'est un conseil que je vous donne... Je ne connais pas très bien votre figure; mais, au lieu d'être le baron Alberti, vous seriez le nommé Blondeau, professeur de baccara, membre de plusieurs cercles parisiens et expulsé de plusieurs autres, que ça ne m'élonnerait pas autrement... Alors, nous partons ce soir, n'est-ce pas, mon bon?... Parfait!... Un dernier mot : Vous allez laisser mille francs à Monsieur le maire, pour les pauvres de la commune... Là... donnez-les lui tout de suite...

(Le baron sort un portefeuille et, allant à Uerbelin, lui remet un billet.^

LE BARON

Monsieur le maire, voici mille francs pour les pauvres de la commune.

HERBEUX, prenant le billet.

Votre nom, Monsieur?

lp: baron C'est un don anonyme.

Il remonte vers la plate-forme et réclame à voix bass'i' son pardessus à un valet de pied qui le lui remet.

HERBELIN, venant à Piégois.

Qui est ce monsieur?

C'est un monsieur qui joue admirablement au baccara et qui ne reviendra plus,

LE BARON, qui a endossé son pardessus, à Piégois.

C'est tout ce que vous aviez à me dire?

PIÉGOIS

C'est tout.

LE BARON, à Herbelin.

Monsieur le maire, j'ai l'honneur de vous saluer.

■Il sort par la gauche.)

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