‹ Monsieur Piégois; comédie en trois actesChapitre 35 sur 156 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

gens suspects et interlopes. Tu diras ce que tu voudras ; il y a un monde maintenant où lu ne pénétreras plus.

PIÉGOIS

Quand j'éprouverai le besoin d'y pénétrer, mon pelit Lebrasier, ce ne sera pas aussi difficile que tu le crois. Mais je n'en ai aucune envie pour l'instanl.

LEBRASIER

Tu fais bien... Remarque que je ne te dis pas cela pour t'offenser. Je suis enchanté de notre rencontre.

LE VALET DE PIED, entrant du cabinet de Piégois.' à Piégois.

Madame fait demander à Monsieur si elle peut aller faire un tour aux petits chevaux?

PIÉGOIS

Oui, oui... qu'elle vienne...

(Sort le valet de pied.)

r.'t MONSIEUR PIÉGOIS

LEBRASIER

EL celte petite ouvrière qui avait quitté ses parents pour te suivre, qu'est-ce qu'elle est devenue, la pauvre fille? Elle vit toujours?

PIEGOIS

De plus en plus.

LEBRASIFJl

Tu las quittée, naturellement?

PIÉGOIS

Non, je ne l'ai pas quittée, pour qui me prends-lu ? Tu vas la voir.

LEBRASIER

Je me la rappelle très bien... Elle était maigre, maigre !... Ah I la malheureuse !..

(Entre Emma, boulotte, vêtue d'une façon assez voyante, grand chapeau.)

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