SCÈNE IV LEBRASIER, HENRIETTE
LEDRASIER
Il a lini par s'introduire chez Janlel, ce m à tin- là...
HENRIETTE
De qui parlez-vous avec cette familiarité?
LEBRASIER
De Piégois, parbleu! Il me le disait... il me le disait... Il est très fort...
HENRIETTE, gaiement, ce début de scène.
Vous êtes un drôle de bonhomme, Lebrasier. Vous voyez partout des mystères... Mon frère veut faire construire sur des terrains qui appartiennent à ce Monsieur... Il était inévitable qu'ils finissent par se rencontrer...
LEBRASIER
Mais il n'était pas nécessaire de l'inviter à déjeuner deux fois en huit jours!
HENRIETTE
Bah ! à la campagne comme à la campagne !... Très franchement et malgé mes préventions contre lui, il ne m'a pas ennuyée, Monsieur Piégois ! Il a un mélange de vulgarilé et (le bonne éducation, de cynisme et de courtoisie, qui est assez amusant... On dirait qu'il y a en lui comme deux individus qui alternent. Ne prenez donc pas l'air renfrogné ! Mais vous avez donc horreur de votre camarade?
LEBRASIER
Moi, pas du tout. J'ai beaucoup de sympathie pour lui, au contraire. Seulement, avant tout, je suis un homme juste... On se Irompe beaucoup sur mon caractère. Interrogez n'importe qui au bureau, et demandezlui ce que je suis. Il vous répondra : « Lebrasier? C'est un envieux! » Voilà ce que pensent de moi les esprits superficiels. C'est