SCÈNE V
SCAPIN, TRISTAN
TRISTAN
C'est imprudent D'attendre, hein? monsieur. Ne faisons pas le brave. 11 a son grand outil maintenant.
SCAPIN, qui a réfléchi sans Técouter.
Grave! Grave!
Qu'ont-ils pu machiner pour ce consentement ? Voyons !
Il s'absorbe do plus en plus.
TRISTAN
Il pense. Il penso en un pareil moment! Mon admiration en devient infinie.
Silence! Gardons-nous de troubler le génie. Qu'il est beau !
SCAPIN, toujours ruminant.
Non. Mais si. Si ! Parfait, ça! Très bien. J'y suis. Le Grec! Ton Grec! Le voilà, leur moyen. Ils vont faire chanter cette gamme au notaire. Halte-là! Moi, Scapin... Ouais! Et le militaire? C'est vrai qu'il a son ?...
H mime un.; IkiIU; d'cBcrIm''.
Oui : la façon de causer N'est pas commode.
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SCAPIN
Certe. Il vaudrait mieux ruser, l^es faire déguerpir. Les gens de cette sorte Ont toujours des délits cachés. Qu'on les leur sorte. Et voilà leur audace à bas. Il ne s'agit Que d'aflirmer qu'on sait où le cadavre gît. Ils détalent alors sans tambour ni trompette. Et de leur poudre aux yeux font poudre d'escampette.
TRISTAN
Vous appellerez donc la police contre eux ?
SCAPIN
La police I Veux-tu te taire, malheureux 1 La police ! A ce no'm, je crois toujours qu'on sonne. Sache qu'il n'est personne, entends-tu bien, personne, Et je dis des plus fiers, des plus honnêtes gens, Qui n'ait là quelque chose au regard des sergents. Ah ! les sergents ! Jamais ne te fais leur comphce ! Quand on est fort, on est soi-même sa police. Retiens cette leçon, puisque tu l'attrapas. Et fais-en ton profit.
TRISTAN
Je n'y manquerai pas.
SCAPIN, entendant du bruit.
On vient!
Nous restons ?
SCAPIN
Non, pas moi. Tu dois comprendre!
Toi, parle-lui !
11 sort en courant.