ACTE TROISIÈME
BARNABE
Ehl ehî vous voilà pris, vous qui m'en promettiez!
RAFA. à Sc«pin.
Mais, monsieur, il n'est pas, dit-on, de sots métiers ; Et chacun dan- le sien peut se montrer honnête, Que Ton soit spadassin, commissaire, ou nonnette.
SCAPIN
Oui, mais, précisément, je sais de vos exploits Lesquels n'ont rien d'honnête et tombent sous les lois.
RAFA, Inçolente.
En vérité?
ESPLANDIAS, bas, à Rafa.
Tais-toi. Filons doux. Le vent tourne.
SCAPIN
Par exemple, ce vieux roquentin, de... Livourne.
Livourne ?
SCAPIN
Gènes,... Pise, ou Rome I... Son pays Ne fait rien. N'ouvrez pas ces grands yeux ('bahis ! Vous connaissez fort bien, pardieu ! de qui je parle. Ce bonhomme, appelé Béralde... Non, c'est Carie... Non ! c'est-à-dire... Enfin, je me perds dans les noms; Mais, suffit, vous tremblez et nous nous comprenons.
ESPLANDIAS, troublé.
Ah I monsieur veut parler peut-être de Pandolphe ?
SCAPIN
C'est cela même.
BARNABE, se frotlanl les mains.
Ah ! ah !
A Naples.
SCAPIN, clignant de l'œil.
Oui, là-bas, sur le golfe,
ESPLANDIAS, suffoqué.
Naples ! (bas.) Diable !
RAF A, bas, à Eï'p^andias.
Eh ! ne te trouble pas.
ESPLANDIAS, bas, à Rafa.
Mais cela se voit donc, que j'ai ramé là-bas?
SCAPIN, à part.
J'en étais sûr. Ce n'est qu'un échappé du Dagne. Je les tiens.
ESPLANDIAS, essayant de se redresser, et balbutiant.
Moi, monsieur, soldat. J'ai fait campagne...
SCAPIN
Campagne ! Oui, je sais comme, et dans quel régiment. Un régiment d'élite, où, pour tout fourniment.