ACTE TROISIÈME
se AFIN.
La dol?
BARNABE
Oui, par la fille.
SCAPIN
Et sans l'aimer?
BARNABE
11 l'aime.
U fille?
BARNABE
Non, la dot. Et suivez mon dilemme.
Sans la dot, nous étions, Antoine et moi, vidés. Pour lui, plus de Rafa ! Pour moi, bonsoir les dés I Avec, moi vers les dés, et lui vers sa débauche, Nous étions requinqués et partions du pied gauche.
SCAPIN
Et Suzette, vous la comptez pour rien?
BARNABE
Parbleu !
SCAPIN
Ainsi; cest pour pouvoir, vous, retourner au jeu,
Et voire fils, sauver Rafa de la disette.
C'est pour ça qu'il vous faut la dot de ma Suzette!
Il jelle sa robe et sa perruque.
Ah ! misérable I
122 MOPfSlEUR SCAPIN
BARNABE
Vous, monsieur Scapin 1
SCAPIN
Voleur I
J'ai cru....
SCAPIN
Coquin !
BARNABi:.
Pardon !
SCAPIN
Notaire de malheur I
BARNABE
Mais....
SCAPIN
Par la Pâque-Dieu ! C'est donc là ce qu'on nomme Vertu bourgeoise ! Et moi, vieux fou, pauvre bonhomme, Qui parfois me jugeais, à voir ces révérends. N'être pus assez pur pour entrer dans leurs rangs 1 Moi qui me reprochais mes quelques peccadilles I Moi qui trouvais leurs fils trop huppés pour nos filles ! MaiSj faux honnêtes gens qui méprisez les gueux, Vous faites cent fois pis, et vous valez moins qu'eux. Nous autres, c'est quand on est jeune qu'on s'amuse, Et nos plus méchants tours ont cela pour excuse, Sans compter les hasards, la misère, la faim, Qui font saillir le loup hors des bois ; car enfînj