SCÈNE XIX ET DERNIÈRE
Les Précédens, DIDIER.
DIDIER
Dieu! que voîs-je!
M. TARDIF
Encore un changement... c'est mon troisième mariage d'aujourd'hui; mais celui-ci est définitif.
DIDIER
Eh, bien! morbleu, tu as raison... Dès que ça n'est pas ma sœur que lu éponsCvS., j'aime encore mieux Madeline que ta veuve Ur«ule celle-là au moins est bonne fille, qui ne
te trompera pas; et en ménage, autant que possible, il faut ça.
M. TARDIF
Ce cher ami... je suis bien fâché, pour ta sœur Féh'cité, que ça n'ait pu s'arranger autrement.
DIDIER
Oh! que ça ne t'inquiète pas... elle y est faite..., ce n'est pas la première fois que cela arrive.
M. TARDIF
Ah ça, mes amis, vous savez qu'il n'y a pas de temps a perdre... nous publierons le premier- ban dejn.iin , ou après demain,... ou mercredi au plus tard.
Du tout, mon parrain.... ne vous en mêlez pas nous
nous en chargerons, M. Didier et moi.
DIDIER
A la bonne heure... demain la publication, demain le contrat.... et aujourd'hui la fête... car nous sommes venus pour cela.
MADELINE
Ah, mon dieu ! mon parrain, c'est vrai, je n'y pensais plus, et votre bouquet
M. TARDIF, souriant.
Sois tranquille.... je l'aurai.
Air : Le Luth galant.
Depuis long-temps quoiqu'il fût attendu , Jamais chez moi l'amour n'avait paru ; Lorsque j'y renonçais, il vient sans qu'on l'invite ; Malgré mes cinquante ans, ce dieu me rend visite j De peur qu'il ne reparte accueillons le bien vite : Mieux vaut tard que jamais,
M, Tardif, 4
Vous qui vivez de guerre et de procès.
Vous n'épargutz ni l'encre ni les frais ; Chez vous on s'arrondit; mais aussi dieu sait comme 1 Oui, de probité seule on se montre économe... Mais dès qu'on sera riche , on veut être honnête homme Mieux vaut tard qne jamais
M. TABDIF.
J'eus un cousin tardif de son métier,
Qui ne pouvait obtenir d'héritier...
Veuf, et d'un autre hymen rêvant la perspective, Il épouse une aguès aimable ^ jeune et vive. A soixante et dix ans , son premier fils anive : Mieux vauttard que jamais.
MADELï^K , au
uiblic.
Pour les mariag's on envoi' des billets , V'nez pour le mien prend' les votr's ici près ; Les fèt's où l'on vous voit sont toujomslcs meilleures : Pour nous quelques instans sortez de vos demeures , Venez quand vous voudrez. . . fût-ce même à neuf heures : Mieux vaut tard que jamais.