LA MARQUISE DE VAUDREUIL
Comment cela?
Je me suis attardé à lire Le Cid.
MADAME DE BEAUBASSIN {née Jarret de Verchères) qui s'est rapprochée :
Je comprends, général, que les œuvres de Corneille vous captivent; car il est le poète des héros et des grands
gestes.
Oh! madame, vous allez me faire rougir comme une Jeune fille, mais je vous pardonne pour l’amour de Corneille, dont je vous sais éprise, comme moi.
LEVIS
En effet, général, j'ai entendu Mme de Beaubassin réciter des pages entières de Corneille; et l’autre jour, elle vous a appliqué deux vers du Cid.
MONTCALM À quelle occasion!
LEVIS
C'était chez elle, le jour même où furent suspendus à la voûte de la cathédrale, au milieu des cérémonies les plus grandioses, les drapeaux conquis sur l’ennemi à Chouaguen. |
Lapauze nous racontait tous les détails de votre belle victoire, et alors, Mme de Beaubassin a dit :
Ses pareils à deux fois ne se font pas connaître. Et pour leurs coups d’essai veulent des coups de maître!
Oh! madame, ces vers sont beaux, mais vous les