‹ Montcalm et LévisChapitre 75 sur 111 · LE MILICIEN · texte numérisé non relu

LE MILICIEN

J'étais avec M. de Vergor, et nous étions endormis, lorsque le cri de la sentinelle et des coups de feu nous ont réveillés. En un instant le poste a été entouré par de nombreux soldats anglais qui montaient de la grève.

Vergor et ses hommes ont été faits prisonniers, excepté moi, et je suis venu à la course vous avertir.

Tu mens. Cela n’est pas possible. LE MILICIEN

C’est la vérité, général, et je vous en donne ma parole. Quand je suis arrivé au chemin Saint-Louis, je me suis retourné, et j'ai regardé en arrière. Il faisait assez clair pour bien voir, et j’ai vu toute la plaine couverte d’habits

rouges.

Qu'en penses-tu, Marcel!

MARCEL C’est invraisemblable, maïs c’est peut-être vrai.

Montcalm s’élance au dehors, et crie aux sentinelles œqui répondent. Les clairons sonnent. Tout le camp se met en mouvement. Montcalm monte à cheval, et dit à Poulhariez

qui est revenu :

Poulhariez, restez à Beauport avec deux cents hommes, et envoyez-moi tout le reste des troupes sur les Plaines, aussi vite que possible. {Montcalm part au galop...)

{Le rideau tombe.)

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