ACTE DEUXIEME
En chemise, tête nue, le NÔsage enflammé, il galoppait sur son grand cheval noir, à gauche, à droite, au centre, indiquant de son épée qui flamboyait au soleil tous les mouvements à faire et les points faibles à défendre.
Desandrouins et moi, nous transmettions ses ordres — mais Desandrouins faisait plus de besogne que moi, il transmettait aussi aux soldats toutes sortes de faux rapportas pour les encourager. J'espère que le ciel le récompensera pour tous les mensonges patriotiques qu'il a semés dans ses courses.
.\llons Desandrouins. conte-leur donc ça un pou.
1H>\M)KULINS
• Je ne m'en souviens plus, raoonie-le toi-même.
V KOCHEBEAUCOUR
Lli ! 1)1(11, voici : A droite, il exiigéniit les succès de la gauche, et à gauche, les succès <ie la droite. Sa voix de stentor criait : — Cour;m(\ camarades, il y a là-bas près de nos retran-
ts quinze cents Ecossais le ventre en Tair.
1 roi te (le l'emiemi est enfoncée par Bour- Iaina(iue. l^e centre est en déroute. Les tirailleurs anglais se cachent derrière les souches ;
- ils sont trop grands, et les souches sont trop
i les pour sauver leurs tètes!