ACTE TROISIEME
laquelle de mes filles je ne reverrai jamais. Peutêtre mourrai-je moi-même sans Tavoir appris.
Evidemment ce grand chagrin domestique assombrit encore vos inquiétudes patriotiques.
C'est vrai. Je suis hanté pmr le pressentiment que la Nouvelle-France va mourir, et que je vais mourir avec elle.
h ! mon cher Lé\is, qui me rendra mon beau Caïuiiac, et les êtres aimés qu'il renferme ! Quelque chose me dit que je ne les reverrai jamais. Tu connais le dicton populaire de chez nous : I>a guerre est le tombeau des Montcalm. J'aurai le sort des ancêtres.