ACTE TR0I8IBMB
Pas de soldats ?
BOUGAINMI.T F
Trois cents recrues ! Et c est umt, avec une lettre du maréchal de Belle-Isle pour le lieutenant général de Montcalm.
VAUDREUIL
C'est l'abandon !
Hélas ! La France est une s^neuse, et ici, comme ailleurs, les Anglais seront les moissonneurs. Et nous les moissonnés !
VAUDREUIL
Avez-vous donc perdu toute espérance, général ?
Non, je veux espérer jusqu'à la fin-, comme vous ; mais vous avouerez que nos espérances n'ont guère de fondement.
VMDREUIL
iiéla.s ! la nurc-patrie ne connaît pas sa fille ; mais moi, je la connais, et je sais quel grand avenir l'attend, si elle peut être sauvée.
Vous êtes canadien, gouverneur, et vous croyez peut-être que vous aimez ce pays plus que moi. C'est une erreur. J'y suis d'autant plus attaché qu'il est baigné du sang de mes soldats, et qu'il en sera inondé, si cette guerre terrible continue. Sans doute, vos sentiments à son égard sont les mêmes que les miens.
VAUDREUIL
Oui, certes.
Eh ! bien, gouverneur, il faut de toute nécessité sauver ce pays.
VAUDREUIL
Avez-vous des doutes sur mon dévouement ?
Non, gouverneur, mais voulez-vous me permettre de votis parler franchement ?
VAUDREUIL
Parlez.
Vous affirmez souvent la suprématie de votre