‹ Montcalm et Lévis, drame historique en cinq actes avec prologue et six tableauxChapitre 50 sur 109 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

nir< — M. le gouverneur, vous m avez mandé ?

vUDREUIL

Oui, Ai. 1 iiiicndant. J'ai des choses à vous dire qui doivent rester entre nous, et que j*ai trop tardé à vous conununiquer.

BIOOT

Votre ton solennel, gouverneur, me donne à penser que vous avez reçu des lettres du roi, quifest mon supérieur, comme il est le vôtre.

VAUDREUIL

Non, je II ai rien reçu de France ; mais je crois avoir le droit de vous parler, et même àe vous blâmer, sans en avoir reçu l'autorisation spéciale de Sa Majesté.

BIGOT

C'est une question.

VAUDREUIL

Comment, une question ?

BIGOT

Mais oui. Je tiens du roi mes pouvoin et

mes attributions, et c'est à Sa Majesté que j'en dois rendre compte.

VAUDREUIL

Vous le prenez de haut.

BIGOT

De la hauteur du poste que j'occupe. Vous avez vos attributions, et j'ai les miennes. Dans l'exercice de mes pouvoirs, je ne reconnais pas d'autre autorité que celle du roi.

VAUDREUIL

Mais vous paraissez oubher qu'en Canada, c'est moi qui représente le roi.

BIGOT

Je ne l'oublie pas, et, je ne vous ai jamais refusé les honneurs qui sont dus à votre caractère représentatif. Mais vous paraissez oublier que je suis seul chargé de l'administration des finances et de la marine ; et que l'administration de la justice est de mon ressort.

VAUDREUIL

Et vous croyez que vous n'avez aucun compte à rendre de votre administration ?

BIGOT

Aucim.

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