ACTE QUATRIBlfJi
nos ennemis cette nuit. Je crois qu'ils se préparent à frapper un grand coup. La question est de savoir où ils vont tenter un débarquement. Sera-ce ici ? Je ne le crois pas. Je craignais une descente au Foulon ; et c'est pour cela que j'avais envoyé Fontbonne et son bataillon sur les Plaines. Mais le gouverneur a changé tout cela.
POULHARIEZ
riuMvurs embarcations parties de la flotte s'approchent de notre camp, cette nuit.
C'est une feinte. J'ai envoyé Marcel demander au gouverneur s'il a des nouvelles de la droite, et surtout du Cap Rouge.
Nous attendons cette nuit un conM»i ut* \ ivn^, deux mille minots de farine venant de Batiscan, et j'en suis très inquiet. Si les Anglais s'en emparent, que deviendrons-nous ?
On rntcncl tien coup* tir canon. I>t>l'U{AUIKZ
Entendeas-vous ?
C'est probablement Samoe qui défend noB provisions. Ou bien, c'est le bombardement qui continue.
POULHARIEZ
Oh ! les Vandales ! Qu'ils viennent donc se battre contre des hommes, au lieu de passer leurs nuits à démolir des églises, et des couvents qui ne peuvent pas se défendre. Ils font brûler des villages inoffensifs sur les deux rives du fleuve. C'est faire la guerre en sauvages.
Ah ! voici Marcel qui revient de chez le gouverneur.