‹ Montcalm et Lévis, drame historique en cinq actes avec prologue et six tableauxChapitre 83 sur 109 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

tombe qu'elle revivTa, et c'est mon corpe qui servira de piédestal à ta gloire

On se bat encore là-bas. sur le coieau - lintr- Geneviève ; j'entomls la fusillade qui s'('l<>ii;ii<^*; et qui faiblit

C'est ai^sez, Wolfe, la guerre est finie. DtVormais la paix entre nous sera éternelle. Nous habiterons la môme patrie. . . La \'ie de l'homme sur la terre, a dit Job, est comme un temps de ser\'ice militaire, et ses jours sont conune ceux du mercenaire. Mais le mercenaire a droit à son salaire . . . O mon Dieu, quel sera le mien ?..

Entrer dans la vie n'est rien, l'important c'est d'en sortir noblement. J'en sors par la porte d'honneur, sous les armes, face à l'ennemi, l'épée haute pour la patrie . . . Pauvre Louise ! Elle en avait le pressentiment que je mourrais comme Turenne.

MARCEL, qui écrit . .

Mon cher général, puis-je faire encore quelque chose pour vous ?

Tu écriras à Lévis, et tu lui diras toute mon amitié et tous mes regrets de ne pas le voir.

Et maintenant, je veux régler mes comptes a\'ec Dieu. C'est avec Lui surtout qu'il faut faire la paix. \'a me chercher un prôtre.

MARCEL

Monsieur le Curé est ici. Il a appris votre malheur, et il est accouru vous offrir ses services, en même temps que ses sympathies. Il est dans la chambre voisine, et demande à vous voir.

Fais-le entrer.

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