ACTE QUATRIEME
VAt [>hf:i II.
Vous n'avez pas \v droit de rire, M. Bigot, car cette situation est votre œuvre. Quand vos criminelles si)éculations ont affamé notre ville, il faut bien en sortir, misérable !
BIGOT
Voufl me rendrez compte de vos injures.
VAUDREUIL
Quand vous voudrez. Et si vous en voulez une autre, vous êtes un voleur !
BIGOT
Et vous, un assassin ; car c'est vous qui avez iué Montcalm.
SCExNE X
L'abbi Rècber «itt«.
Silence, messieurs, le général marquis de Montcalm est mort t
FIEDMOND
Et la Nouvelle-France va mourir !
VAUDREUIL
Non, il ne faut pas encore désespérer de son sort. En France, quand le roi meurt, on acclame son successeur en criant : '' Vive le Roi ! " Ici, nous pouvons dire : Montcalm est mort, vive Lévis î
L'ABBE RÊCHER
Il y a d'ailleurs une loi de l'histoire qu'il ne faut pas oublier : C'est sur les tombeaux que Dieu se plaît à bâtir ; et peut-être faut-il que celui de Montcalm prenne place à côté de Champlain, de Frontenac, et de Laval, pour former les quatre pierres angulaires de l'édifice national qui sera la Nouvelle-France d'Amérique !
(Le rideau tombe.)