‹ Montcalm et Lévis [microforme]Chapitre 68 sur 107 · ACTE QUATRIZME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIZME

MARCEL

C'est d'y voir mourir Hector et Achille, Ce sont deux héros «dmirables, vaillants et pleins d'honneur, tandis que Paris est un séducteur de femme et Ménélas un mari ridicule. Et cependant c’est Hector et Achille qui sont tués. Et Ménélas victorieux, sans une égratignure, reprend sa femme ! Cela me révolte.

Tu as raison. Marcel.

Si Wolfe et moi perdions la vie dans cette guerre, nous mourrions au moins pour une noble cause, une cause digne de tous les sacrifices.

L'enjeu de la lutte entre nous n’est pas une misérable femme, mais tout un vaste pays du plus grand avenir...

Nouveau silence.

MARCEL Pauvres Troyens, comme ils se sont fait jouer par les Grecs !

Et quelle dût être leur surprise de voir l’ennemi introduit dans leur ville par ce fatal cheval de bois !

Heureusement qu’on n’en fait plus de ces chevaux-là.

Montcalm s'endort.

MARCEL

Pauvre ami! Il est exténué de fatigue, et il tombe de sommeil.

Un temps se Tout à coup Montcalm Ésherrecs un 'œri et s'éveille.

Marcel, j'ai fait un mauvais rêve.

MARCEL Quel rêve ?

J'étais sur les Plaines d'Abraham, et je rc gardais sur le fleuve un navire abandonné qui descendait à la dérive.

Tout à coup j’aperçus Vergor et ses Idats qui s’eñ emparaient, et qui l’amenaient u rivage. Je me demandais ce qu’ils a’’aient en ‘aire, lorsoue je les vis traîner ce navire jusque sur les hauteurs d'Abraham. Je m’'approchai pour pénétrer ce mystè--. et tu peux juger de mon étonnement quand je vis uuc multitude de soldats anglais sortir des flancs du navire st se ranger sur la plaine. Je suis resté muet d’épouvante. Je voulais crier, et je ne le pouvais pas.

MARCEL

Vous avez crié.

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