‹ Montcalm et Lévis [microforme]Chapitre 70 sur 107 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

MONTCALM s'éveille et saute en bas de son lit :

Que voulez-vous ?

LE MILICIEN

Je viens vous annoncer un grand malheur !

Lequel ? Parlez vite.

LE MILICIEN

J'étais avec M. de Vergor, et nous étions endormis, lorsque le cri de la sentinelle et des coups de feu nous ont réveillés. En un instant le poste a été entouré par de nombreux soldats anglais qui montaient de la grève.

Vergor et ses hommes ont été faits prisonniers, excepté moi, et je suis venu à la course vous avertir.

Tu mens. Cela n’est pas possible.

LE MILICIEN

C’est la vérité, général, et je vous en donne ma parole. Quand je suis arrivé au chemin Saint- Louis, je me suis retourné, et j'ai regardé en arrière. Il faisait assez clair pour bien voir, et j’ai vu toute la plaine couverte d’habits rouges.

Qu'en penses-tu, Marcel ?

MARCEL

C'est invraisemblable, mais c’est peut-être vrai.

Montcalm s'élance an dehors, et crie aux sentinelles qui répondent. Les clairons sonnent. Tout le camp se met en mouvement. Montcalm monte à cheval, et dit à Poulharies qui est revenu :

Poulhariez, restez à Beauport avec deux cents hommes, et envoyez-moi tout le reste des troupe. sur les Plaines, aussi vite que possible. (Montcalm part au galop.. S;

(Le rideau tombe.)

Page 1