UN VIEUX SOLDAT
Tous les matins du mois de mai dernier, je venais ici, sur cette hauteur, et je criais à Dieu de m’accorder cette joie avant de mourir, de voir apparaître des voiles françaises au bout de l’île d'Orléans. Mais c'était toujours des navires anglais qui arrivaient... Cette perpétuelle désespérance a bien hâté la fin de ma vie! Et je me sens mourir !