SCENE VI
( Les mêmes, puis à la droite un servent, Philippe et quatre soldats. Ils s'enlignent près du corps de garde. )
SERGENT.— Halte! soldats de Berrv, au cantonnement! (deux soldats entrent au corps de garde.) Miliciens, fixe!,.. L'officier de service vous donnera des ordres.
PHILIPPE ( appuyant son fusil au mur, descend à Bersolles ) .—Pardon, lieutenant. Veuillez donc m 'accorder une permission d'une heure. Ma vieille mère demeure près d'ici, et voilàbientôt dix mois que je ne l'ai vue...
BERSOLLES. — Ah! messieurs les miliciens, comme c'est commode d'être du pays! ... quand ça chauffe trop fort, les miliciens partent pour les récoltes. Le fusil devient-il trop lourd?... Vite, il fant courir chez sa maman. Morbleu! ça ne se passe pas ainsi avec les oifficiers de Berry, entendez-vous ?
PHILIPPE — Il n'v- a pourtant oas de lâches parmi les miliciens, pourquoi nous insultez-vous?
1er SOLDAT.— Prends garde.
lème SOLDAT.— Que fais-tu malheureux!