SCENE VIII
( Philippe, suivi de Picot et de Basset. )
BIGOT. — Vous! Depuis quand est-il permis d'entrer chez l'Intendant l'épée à la main?
PHILIPPE. — Depuis que vous faites garder vos portes par des assassins. ( descend d'un pas en désignant de Bersolles. )
VAUDREUIL (vient à lui ) .—Votre épée, monsieur, (les laquais enlèvent de Bersolles.)
PHILIPPE — Cette épée m'a été confié par le Général de MONTCALM, et c'est à lui que je dois la rendre. Veuillez d'abord lire cette lettre. ( remettant une lettre. Philippe monte d'un pas. )
VAUDREUIL ( lisant ) .—Guidée par un traître la flotte Anglaise vient de franchir la passe.
TOUS.— Les Anglais!... Les Anglais! ...( confusion générale. On entend le canon. )
PHILIPPE.— Oui, les Anglais! aux portes de Québec. Ecoutez 1 ... Le canon qdi tonne contre nos murailles est bien la musique qui convenait à la clôture de votre festin... . (confusion générale Constance vient s'appuyer sur Philippe.
RIDEAU