‹ MontcalmChapitre 55 sur 61 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

( Les mêmes, puis par le fond, le Gouvcrn ur, quelques officier, puis Basset, les mains liées, puis un piquet de soldats commandés par un greffier . Basset reste prés du mur. I,e piquet s'cliligne à gauche. )

VAUDREUIB (vient â eux ) .—Messieurs, en vous priant d'assister à l'exécution des meurtriers du lieutenant de Bersolles, j'ai voulu honorer la mémoire de cet infortuné jeune homme, et donner en même temps une marque d'approbation au conseil chargé de cette affaire. Vive Dieu! messieurs, tant que je serai Gouverneur de cette colonie, il ne sera pas dit qu'on s'égorge entre Français sur les places publiques. ( au greffier. ) Bise/ l'arrêt.

GREFFIER ( lisant ) .—Par arrêt du conseil de

gtierre siégeant ad Château St-Loùis, le nommé

ricot dit Latendresse en fuite, est condamné par contumace pour ( bruit dans la coulisse gau-

che ) .

sc?;ne m.

( Pifeot, suivi de Constance et de N ailette. )

PICOT. — Pardon!. Picot dit BaUndressc, présent! Monsieur le Gouverneur j'apporte une lettre du Gén'ral de MONTCABM. ( lui remet la lettre et va se placer à côté du Basset. )

VAUDREUIB ( lisant ) .—Quartier Général, au manoir de Beauport. Mr. le Gouverneur, je vous prie de surseoir à l'exécution des trois condamnés. J'accours. MONTCABM.

BIGOT ( à Maurin) . — Nous sommes battus! .

MAURIN. — Pas encore! ...

CONSTANCE.— Je vous en conjure, Mr. le Gouverneur, retarde/, cette exécution odieuse. Cet acte anéantirait pour toujours votre haute renommé d'homme juste et clément.

VAUDREUIB (vient à elle ) .—Ma pauvre enfant votre place n'est pas ici. Ces hommes ont été condamnés par les tribunaux compétents. Crovez-moi Je déplore cette pénible nécessités

MAURIN ( pleurant ) . — Ma pauvre nièce est folie, Mr le Gouverneur. Ah! on n'a pas exagéré; ce malheureux sera la cause de sa perte!... Elle est folle, folle! ..

BIGOT. — Je vous ferai respectueusement observer Mr. le Gouverneur, que ce sursi ne saurait s'appliquer qu'aux militaires.

VAUDREUIB ( redescend ) . — Vous avez raison, et je dois cette concession au Général. Il adore ses soldats, mais il sait aussi châtier sévèrement toute infraction à la discipline. 11 m'auprouvera

Faites venir le condamné d'Hastrel. ( Deux soldats vont chercher Philippe. Il entre du fond droit, entre deux soldats et descend directement à fauche. )

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