BAS
vous voulez
Cilreprend sa
frisson
rien cela. Jeme suis certains soirs, lorsque mots tomba:ent par terre
soldats?
tous fondus!.. pas vrai Je s'essuvant les mande! taient mes SEBET (à part).— Parlez-moi d'une paire de menteurs, (haut) Vous vous plaignez de M. Cadet?.….. lui qui se moriond pour vous tenir PICOT.—Parlens-en des chevaux de M Cadet!
BASSET.—Le caronseel des chevaux de bois de mon village. En a-t-on mangé du chev:l depuis
Veux). Il me le detrois cousins
tombe par moments,
trois ans?.. Cheval rôti, cl à la sauce piquante, cheval au grattin!… J'en rève toutes les nuits. (il reprend sa faction.)
PICOT (repasse à droite) .—Et moi, donc, baisse les veux lôrsque je rencontre le bidet du
iment À
{remonte tout-à-fait sur les marches ) + Si on vous entendait M. l'intendant Cadet sont à tirer des plans depuis trois heures... 11 paraît que vous mangez trop. (Bas set et Picot se précipitent sur Sebet qui rentre dans le magasin.) SCENE II.
(Les mêmes puis NANETTE, du premier plan à droite, traverse pour sortir. Picot et Basset croi. sent la baionnette tous deux. Mouvement d'effroi de nette. }
PICOT (croisant le fusil).
jour la belle des belles de lons-nous donc, sû° matin?
} ETTE.—Tiens c'est vous M, Picot? C'est que notre demoiselle visite ses malades plus : à bonne heure aujourd'hui à cause du train.
PICOT.—A cause du train?
NANETT vous nanc Ville,
PICOT.—Ah! ouida?.. C'est donc sérieux, cette révolte des femmes? (il va à Basset, Nanctte remonte un peu au fond droite.) Ohé! le Bass et, ouvre l'œil! nous allons être attaqués par des amazones en bonnet de coton.
NANETTE (regardant à droite).— J'aperçois ma maîtresse.
PICOT (la retenant ).—Et le leau lieutenant roucoule toujours auprès de la belle héritière?
NANETTE (elle redescend ) —Ah!.. Vous savez
la ?...
PICOT (la retenant ).—Un lieutenant qui se rend À la messe avant la diané par vingt degrés de froid est amoureux ou ie ne m'y connais pas... À quand la noce?
(son panier au bras gauche ) .—Mais le savez bien, c'est à propos de l'ordon.
On ne parle que de cela dans la Basse
NA e me parlez pas nant que le père Maurin donnera à sa ni
PICOT.—Oh! il n'est pas le seul.
que les be.
de votre lieute- + En voilà un crampon qui convoite la dot
ont un peu quelle jolie La belle Mme Péan pourrait bien perdre son sceptre.
TTE.—Et si bonne si charitable, pas du tout fière... Tout le monde l'adore, et cependant, les beaux yeux que vous avez remarqués sont souvent mouillés de larmes... Mais je bavard (mouvement de remonte, }
PICOT (la retenant, lui saisit son Panier ) .— Mais dites-moi, vous avez donc des malades duns la rue de la Canoterie?
NANETTE.—Ah! ça!
vous ?...
PICOT.—Dame! … bourg St-Roch!.… 11 dégourdir les jambes quelque part.
NANETTE (elle va pour remonter, Picot l'ar-
U).—Eh! bien, faites comme le lieute-
= à se sortie 1. bien oui, il v a dans la rue de la Canoterie une bien brave femme, Mme d'Hastrel Pauvre, mais tron fière pour tendre la main. Elle serait morte depuis longtemps sans le secours de ma maîtresse
vous me suivez donc,
vous m'avez défendu le faufaut pourtant que j'aille me
GEO. COLIN—Rôle de Philippe
Vous avez peut-être connu son fils Philippe: Il était dans la milice au lac Champlain?
PICOT.—Attende:
Oui, le petit Philippe?...Nous
l'avions surnommé le Dauphin. Beau gars! ma foi, brave comme une ép Il est de l'étoffe dont on fait les grenadiers...N'a-t-il pas été bles-
sé à Carillon?
NANETTE.—Disparu!… Plus de nouvelles depuis dix mois
PICOT.—Ah! je comprends. C'est lui que Mile
NANETTE.—Chut!… pas un mot.
PICOT.—Ah! le pauvre petit! … c'est qu'il en est resté là-bas dans la tranchée, x pieds des grands hêtres!… C'est bon pour nous vieux sacs de salpètre; mais quand je vois tomber ces beaux jeunes gars, ah! tenez! (s yant les yeux)
NANEZTE (attendrie).—Vous avez bon cœur, M. Picot.
PICOT (revient à elle).—Oui, gentille pivoine du Canada, Picot a bon coeur, et, sans la consi gne, je vous demanderais la faveur de vous eseorter ostensiblement.
NANETTE.—Y pensez sin pour mes provisions.
PICOT (ouvrant les bras).—Suifit!… Je me contenterai seulement de vous souhaiter la bonne année, etle paradis à la fin de vosjours. (Il va pour l'embrasser.
BASSET (chantant ).—Heau brigadier, il faut en prendre pour deux
NANE (elle évite Picot} .—Après le jour de
st défendu
us? J'entre au maga