‹ Montcalm [microforme]Chapitre 30 sur 56 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Le thé rebrésente le cabinet de MONTUALM, La pie neneAt meublée. Vostibule dans ls fond à droite porte drupée de part ians se spin surmontée d'un miroir, Bibliothine entre es Portes. Une peti rare guurts donne dans les appartements, Petite table avec tabouret à gauche, L Ur du Hot ont sus pendu au mur, dans le fond à hauteur dl

SCENE ! PHILI (riant).— Constance, en x de Iutaine! Ses petits pieds! Mais tu diva mon

(Au lever du rideau, Philiphe est assis à lu pe pauvre Picot

tite table écrivant. Picot mettant la tête à la porte du fond. } PICOT.—-On pent entrer M. le secrétaire Philippe. Comment done c'est toi mon brave eut ? Viens t'asseoir PICOT (à part) I me tutoie, (haut) Je suis de garde avec le Basset et l'on vient d'ap porter cette lettre qu'on à trouvée sur un mateloi Qui vaudra mans done pone MMNer ire

anglais PHILIPPE. Tu as raison, cet homme a de le PHILIPPE, Un matelot ? baie ponr --of, mais ne crains rien, je suis nus PICOT.— Oui, un mateiot à la recherche d'un pi mes gar aecompagnerai le Général an bal de lote, sans doute, Il à été prix par un parti de Mes 4 Moins d'ordres contraires Montagnais et ramené à Québec. IL vient de mou PICOT Nous rir à l'hôpital et personne ne peut lire ce grimoi re PHILIPPE (vient sur le devant dela seène li sant) —Quiuse bâtiments anglais dans le port de

PICOT (se retourne et monte Éxeusez, quand > e parle de Nanctte, vous savez PHILIPPE (classe sen dossiers) .—Hien, ne dé taillons pas, mon ami: ça ne finirait plus PICOT - Suftitt Eh! bien, Mademoiselle Constance ira ee soir au bat de l'intendant, elle m'a prié de vous dire: de vous méfier de Bersolles,

Y wrons de garde...Au re voir. (Picot sort par le jond)

SCENE II Louisbourg (parlant) C'en est fait, Québec va CMONTCALM et BOUGAIN VILLE être attaqué au Printemps... Tandis que l'on déli bère et que l'on se querelle, l'Angleterre à Hélas! lu colonie est perdue, (vient à Picot) Ainsi mon Vieux compagnon de la tranchée € st toi qui me donne du monsieur

qui porte un fac sur son épaule. ls entrent par lu droite lhilippe salue et reste au-dessus de la petite (able classant ses dossiers

MONTCALM Ainsi, mon intrépide Colonel,

Vous courez la poste par ee froid de Sibérie? PICOT (à part ).—Et dire que c'est um pre BOUGAINVILLE.—Comment donc? M is es {haut} Dame, un secrétaire, c'est sind Plllige, chemins sur li glace sont très beaux, et le servie ae ee moitié de général. (it «'issied. Philippe ce des relais marche comme sur des patins. ce Sea nt que ent mieux, on VGEU Mieux que des roulettes PHIDIRPR Tu hs ds tonte MONTCALM—Comment se porte ce cher Che-

valier de Lévis et que fait-on à Montréal?

PICOT Je suis allé roder autour de la maison

È À + BOUGAINVILT, Le chevalier se porte à ravis du compère Maurin et j'ai vu Nanette, Ah sien <Ls'amuse ferme. Ie jour, il ire des leçons Prince. (À part) eh bien, qu'est-ce que je #5 d'équitation à la sémillante Mme Pénisseault, et moi? (haut) Mon ami, en voilà une jeunesse qui le soir, il étudie T'Iroquois.… Nom ee s'a pe me peu pas résister à l'uniforme, Qui adorable d'idée d'un pareil diabte Au-corps, La campagne petit chat. finie, il est plus lou, plus extravagant que le PHILIPPE, Oui, oùi, c'est entendu? Et Cons- Plus jeune de ses Cornettes, mais an Premier tance ? coup de feu st le lion que vous avez vu à PICOT (même ton, au public) .—Ah! si vons l'œuvre en Bohéme, l'aviez vu avec sa petite jupe de futaine! Quel MONTCALM

La bravoure de Chevert unie av petits pieds! Mordiou on en mangerait

coeur le plus noble de la terre {Bougainville regarde attentivement Philippe, à Part} C'est lut.… Colonel Permettez-moi de vous Présenter mon nouveau secrétaire, M. d'Hastrel (se saluent, Veuillez done, M, le secrétaire, m apporter le me

Var ot l'éduipement que vous aurez so!n 0 vérifier

PUILIPPE Bien mon général (sort à gr che.)

BOUGAIN VILLE AN! par exemple, voila qui est extraordinaire! Ce jeune homme cat le vivant portrait de Louis XV à vingt ans

MONTCALM (montrant Je Portrait) — Ovi Louis XV peint par Quentin Latour La copie ori Hinal est À Versailles

BOUGAINVILLE (regardant Je portrait Dans le cabinet du Roi, l'Oeil de Bœuf! Je l'ai Moaicro vient à Montculn) N'est-ce pas extraordinaire qu'âpris vingt ans au fond de l'Améri que. lex témoins de cette scène inoubliable qui se déroulait au Häâvre en 1741, se retrouvent ?

MONTCALM.—Ia Providence ava t prévu ce ani arrive. l'ai toujours en le pressentiment que cette femme jouerait un rôle dans ma vie... Assevervous je vous prie (il F it; Fai- [Sent le servent Picot. (Picot re et salue.) Colenel, voici l'autre témoin J'ai écrit un mémoire au Roi confirment le récit déjà fait à Sa

5 Maiesté, le tout appuvé de quelques preuves écrite M. FILION-—Rôle de Picot trouvées chez la nourrice, après sa mort,

BUT JAINVILLE (eumneme à classer se te tes ).—Philippe ne nait rien? Ce secret pourras il être gardé? (il remet une lettre à Montealm :

MONTL LM Cyremant la lettre ).—Philippe mu = doute de rien, et il ent itnportant que per sonne dans l'entourage du Gouverneur ne sache la nouvelle, qui une lois ébruitée servirait ax plus basses intrigues, (à Picut} Ou est cette jeune fille, à qui vous avez bi LE sg dévoilé la naissance de Philippe? (il décachète la lettre aves couue-papier, sur là table.)

PICOT.—Hlle ne turdera pas d'arriver. Qu'est-ce uve vous voulez, mot général, j'ai le cœur tendre impossible de voir pleurer une femme surtout quand elle est jolie eomime l'est Mademoiselle Constance, (Montcalm lisant la lettre, dégage un peu vers droite Lot remonte Hougainville l'ar rète au passage. }

BOUGAINVILLE (à part Picot } Ainsi le prince aime, et à bon guit

PICOT (méme jeu).—Dame! il à de qui tenir ?

Le père n'est pas um bénédictin

MONTCALM (vient à Bougainville. Picot re monte vers le fond} Je compte sur votre dé voucment pour m'aider à soustraire le fils du Roi à tout contact avilissant, Je le gerderai près de moi , sergent, ne le perds de vue un seul inz tant, Tu réponds de lui sur La tête,

PICOT (salut militaire) .—J'ai compris, Won général. (sort pat le fond)

MONTCALM (Couvre les lettres que Bougainville lui à remises) .—Kaconter-moi, ce qui s'est passe au château, (s'assied à gauche ta! 'e.)

BOUGAINVILLE.— Aprés avoir remis le courrier au Gouverneur, je suis passé salon, et juste ment, la société réunie discutait votre protégé Mme de Vaudreuil, en m'apereevant, me dit Voilà ce bon colonel qui emportera dans son sac le griflonnage du milicien secrétaire, Et Xe Péan d'ajouter: Laissez done, Marquise, les fe utes d'or thographe ne nuisens plus à l'avancement, Regardez M. Cadet. E tout le monde de rire, sauf M, Cadet qui n'avait pas compris, Bref, l'auguste Aréopage du château senble passablement in trigué, Cette solicitude cache, sañs doute, quelque cuisante déception

MONTCALM.-—Parbieut ls sont furieux Ka touré d'intrigants, j'ai dû agir avec prudence, Par mi les postulants chaudement recommandés, il de vait y avoir bon nombre d'espions salariés. (lisant) émemte à Montréal

BOUGAIN ViLL ève) Oui, général, Montréal a eu sa petite émeute. Il s'en est manqué de peu que M. de ;Lévis fasse passer les plus turbulents par les armes. (va cnercher son chapeau sur tabl nd droite. }

ALM.—Heureusement pour nous, car à moins d'avoir fait fusiller dix grenadiers pour un canadien: le gouverneur aurait sans doute, cerit au Roi qu'on assassinait sex Canadiens. (va à Bougainville.) Nous avons conseil dans une heure Vous v seres, mon cher Colonel... Disposz de ma maison, vous êtes chez vous

BOUGAINVILLEÉ —Merci, général, à toat-à l'heure. (sort à droite.)

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