‹ Montcalm [microforme]Chapitre 55 sur 56 · ACTE VII · texte numérisé non relu

ACTE VII

le théatre représente l'intérieur d'une chambre richement aeuPlte. Un grand lit ent placée au mitieu de la acène Lee re uéridon nur lequel 11 y a des bouteilles de remèdes ein QUUrS plusieurs tableaux représentant des Does religieux. Dans le fond deux fenêtres, celle de droite ans" Voie l8isse apercevoir der maisons au lot Dans lembrasure de cette fenêtre est suspendue une cage d'oiseaux. À droite une cheminée où brûle un feu. 11 tree 4 thaque coté de la scène donnant dans len app rtements. La porte de gauche e tière

Au lerer du rideau les personnages sont groupés de la vi père suivante: Un prêtre précédé d'un enfant de choeur Fans l'acte de bônir MONTOALM, qui ent étendu sur poil Le médecin re Lient au chevet. Au plat pauses sont agenouillées, De temps en temps le cp, Wronde et la fenêtre n'éclnire, Ileat ciq

di.

PRETRE Que la Paix du Seigneur soit avec OFFICIER Quels sont les ordres pour le Roval

Rousillon et Béarn?

ASSISTANTS.—Amen,. (prêtre sort lentement MONTCALM (se soulèv ) Je n'ai plus d'ur à gauche.) dres à donner, Colonel, Relevez cependant vos es- MONTCALM.—Oui, la paix, l'oubli. La jours prrances. tout n'est peut-être pas perdu J'avais 2 été rude mais la campagne est finie. Con nes ernis an Roi de conserver cette colonie, mass le le canon) Le canon se rapproche. (au médecin) sort des armes nous trahi, sachez menager l'honn'est-ce pas? neur de lu France (Officier salue sort à £auchiu) MEDECIN.—Non Géné-al, l'ennemi est toujours FuP, de canon, la fenêtre s'illumine.) J'ai froid, sur les plaines d'Abraham fermez cette fenêtre je vous prie. (à part.\ Ce ca spl non me déchire l'üme, (Le médecin [ait signe à la

MONTREAL Allons, tant mieux, je ne verrai religieuse qui dépend la cage et ferme La croisée ) Pas les Anglais dans Québec. Quelques heures au ère RELIGIEUSE (à € : S plus, et tout sera fini pour moi. Ah! pauvres gre- Nate Fe AUS 1 CAE. onstance et à la 2ème nadiers en locques, que ne Puis-je être avec vous el . mon Feat A Cage) .—Le pauvre petit oi- Pour adoucir votre amertume et Partager encore Pa ee É : c'était Un roitelet abandonné de sa Vos misères. (une des religieuses va ouvrir la por ee que’ Fr Arnoux avait recueilli te à droite. Constance parait, :) CONSTANCE (à Part).—Un roitelet Comme

Loi, mon fiancé abandonné des tiens Pauvre roi SCENE 11 \clet couché dans a plaise sanglante peut-être, £ 5 pictime ignorée expiant jes fautes du ton père: les

1ère RELIGIEUSE Impossible Mr. le Mar fautes du Roi (elle s'écrase dans un fauteuil et quis.….… pleure.) (Bruit à gauche, ne voix: Il faut que

MONTCALM.- Laissez approcher cette enfant j'entre, je vous dis.)

CONSTANCE (s'agenouille près du lit}. Ah!

Mr le Marquis, qr ! malheur, qu'allons-nous deve- SCENE IV nir maintenant que vous êtes blessé? E vous voyant passer, pâle, couvert de sang, soutenu par (Les mêmes, puis Ficot un bande les grenadiers, j'ai failli mourir, et depuis j'ai la gauche. ) attendu le défilé des soldats à porte St-Louis, Bee Béaru a passé et Philippe! Philippe n°v était pas MONTCALM (se soulevant ) Quel est ce brnit >

MONTCALM.—Rassure ous, mon enfant, il PICOT (S'avançant ) Mon Général, Philippe était debout près de moi m'aidant à rallier les fuv est plus. Test mort à côté des Miliciens canaards, oh! rassurez-vous, il n'est pas mort diens, dans les bois de Ste-Foye

CONSTANCE.—Fasse le ciel que cela soit. J'ai CONSTANCE (grand cri). Ah! c'en est fini tant prié. Mais un pressentiment me glace. La du pauvre roitelet. 1 est mort. (Elle tome dans troupe était morne et abattue Les officiers déses- les bras des reli ses qui l'entrainent Par la por pérés et le peuple sanglote à votre porte, (elle te à droite.) s'est relevé le religieuses l'entrainent à l'écart.) PICOT (surpris) .— Ciel!

MONTCALM (seul).—Le peuple m'aime et gar- MONTCALM. Ce dera mon souvenir Pauvres canadiens méconnus toutes mes victoires et le sacrifice même de ma vie sont peu de chose comparé à ton dévouement héroï- l'endroit où cet enfant est mort. Ce n'est pas une que... Tu méritais mieux de la France, puisque tu tombe. c'est un berceau d'où sortire tiernce fre as de presque tout ton sang le droit de lui et vaillante. Oui c'est en vain que Panne nee forts rester uni. ra les tranches du vieux chêne Français. Son tronc FAX racines profondes en produira de nouvelles

au à la tête par

vauvre petite.

la devait être ainsi L'abandon

de tout vn peuple exigeait ce Sang roval pour que l'exniation fut complète Grenadier maroue bien

SCENE Ii. : Be % CENE 1 PICOT.—Ah! Général, Chouaguen, Carillon (Les mêmes, un officier par la porte à gauche, Beauport auraient suffi à la Æloire d'un homme de saluant MONTCALM) jurrre, mais avant tout nous pleurons aujourd'hui

la rerte d'un père, Que n'aurionsane pas fuit OFFICIER .—Général, les régiments revenus de Avec auclques réviments de plus?

cette panique insensée se rallient dans Québec. Tous MONTCALM (soutenu par Picot, délirant } veulent retourner au feu. Mais une députation des Oui, oui, Carillon! Je revois mes grenadiers bourgeois demande l'évacuation des troupes et la noirs de poudre, l'eau du lac qui brille, les grands rédition de la ville trbres panachés de fumée, et es habits rouges tom MONTCALM (d'une voix forte) Rendre la vil bant et roulant dans le ravin comme des. feuilles le... Jamais! (se dressant) entendez-vous mortes. Clairons, sot1ez aux drapeaux qui frémis- Mon épée Arnoux…. Aidez-moi. Mes amis (il sent! C'est l'âme de la patrie oui salue les vifait un pas et retombe soutenu par le docteur et Vants et vient baiser le front des morts l'officier qui le dépose sur le lit ). C'est fini. Je ne puis plus... C'est bien fini… RIDEAU,

MONUMENT MONTCALM de VesTRic, CANDiAc

MONTCALM Drame Historique en 8 Tableaux

Voilà une belle œuvre dramatique, égale à blen den pièces du répertoire français jouées avec suc cès à Paris, due à la Plume d'un modeste Cana dien, M. Ls Guyon, Aussi applaudissons-nous à ce gros évènement qui Prouve que nous avons ici Parmi nous des écrivains de mérite et connais. sant cet art si diff é ec ‘‘Mont-

M. Louis Guvon ne fait pas ses débuts, la scène du même Naticnal ‘ il nous à donné deux autres pièces. Le choix de son sujet est des mieux trouvé, En nous montrant cette belle figure de Montcalm qui fut l'un des héros de notre colonie, il aborde une des pages les plus Curleuses et des plus belles de notre histoire—avec son héros, nous allons revivre les belles journées d'antan alors que français et canadiens luttaient la main dans la Main pour la défense de notre Regardez ce défilé de héros en loques: fier Bearn grenadier au bonnet d'ourson usé, au drapeau troué sur les champs de batailles du Canada, les régiments de Guvenne, la Sarre Languedoc la Reine, le Royal Roussillon, précurseur des grognards de l'empire. Que de noms à écrire au Panthéon de l'histoire, que de braves tombés “ur ces champs de batailles, in de la mère-patrie SG ‘es abandonnait. Si Je thème historique est beau et réconfortant, d'un autre côté, l'intrigue est bien intéressante, Sur l'hypothèse que le fils naturel du Roi Louis XV et de la marquise de Vintimille a été d Porté au Canada, l'auteur à brodé un drame où la légende et histoire se confondent où le pauvre “Demi Louis"! héros obscur vient tombé da ies plaines d'Abraham

La distribution est excellente: M. Lombard a fait de Montcalm, une admirable création, à ses côtés, Georges Colin dans le demi Louis, a été bien applaudi: Quel chaleur! quel patriotisme!

Tes trois tristes figures de Birot l'intendans Cadet et Maurin, supérieurement rendues par MM Hamel, Désir et Palmiéri Filion et Mallet dans les rôles de Picot et le Basset, sont la note gaie Tous deux méritent des éloges.

La délicleuse et touchante jeune fille du Canada, “’Constance"" a été représentée par Mme Véry. Le grand rôle de Mathilde interprété par Servany, a été une révélation pour le public du National

Amusante au possible, Mde Déricourt dans Nanette. Un souffle de Patriotisme semblait animé les fiers artistes du Théâtre National et cette Création vivra longtemps dans le souvenir des habitués de la maison de M. Gazeneuve

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