Cécile, Montjoye
ACrt IV. 416
CIÎCILK.
Que ces deux jours de svlilndo lui iiuront appris combien il nous aimait... sans le savoir pout-c^Uv!... car les hommes quel- (juefois ne sentent pas loufe la force des lions qui les attacluMil à leur foyer, à leur famille, à leurs douces habitudes do chaque jour... Mais en se trouvant seul dans cette maison abandonnée, en n'entendant plus aucun de ces bruits familiers qui lui disaient à ?haque instant: il y a là quehiu'un dont tu es l'âme et la vie... il y a là une consolation toute priHe si lu soulTres, un sourire tout prôt si tu es heureux... une cansse, si tu en veux!... Ah! tu pleures!... tu pleures!... Tu vois bien que j'avais raison... (EUe lui
serre les mains en le roganlant avec teinlresse. )
M 0 N T J 0 Y E , profondi'inont troublé.
Enfin... que veux-tu? car tu obtiendrais beaucoup de moi, je te l'avoue... je t'aime plus (pie je n'aurais cru... c'est vrai..', et je ne veux pas que tu me maudisses... N'est-ce pas, mon enfant, que tu ne mo maudiras pas... jamais... quoi qu'il arrive?...
CÉCILE
Moi? oh! grand Dieu! mon père!...
MONTJOYE, voyant la porte s'ouvrir, s'écrie brusquement avec une sorte de terreur.
Qui vient là?... (Entre SalaJin.)
SCÈiNE V.
Les Mêmes, SAL.VDIN*.
SALADIN, d'une voix brève.
Pardon, mademoiselle!.. Un mot seulement, mon ami , je te
prie... {Montjoye s'approche de S.iladin , qui le prend à part et lui dit:)
Éloignez votre fil!;î le |)lus tôt possible... vous comprenez! dans quelques minutes il sera ici...
MONT.IOVE , à part.
Dieu!... liant, avec mime.! Oiii , uion ami... c'est entendu, va!