Georges, .Mo;<t,ijy
MONTJOYE, h part.
Comme il lui ressomblo! (iiaut.) Monsieur, veuillez vous asseoir. Ils s'assoient.) Monsiour (Ic Sorol, j'ai eu Thonneur de me présenter hier chez vous... je vois que vous avez trouvé ma carte, et je vous suis très-reconnaissant d'avoir bien voulu céder à la prière que je vous adressais...
GEORGES, froilement , s'inclinant.
Monsieur!
Mou nom, monsieur, ne vous est pas éUanger?
GEORGES
11 ne l'est à personne en ce temps-ci, monsieur.
Mais à vous moins qu'à personne... (Cooi-ges s'Incline avec la mémo
froideiu-. Court silence.) Mon Dieu , monslcur de Sorel, je ne voudrais pas réveiller des souvenirs qui vous sont douloureux; mais ma démarche vous serait tout à fait inexplicable si je ne vous rappelais (juc j'ai été pendant quelque temps, il y a une vingtaine d'années, l'associé de monsieur votre père.
GEORGES
Je le sais, monsieur.
MONTJOYE , le regardant avec une extrême attention.
Vous étiez encore un enfant à celte époque... il est naturel que je n'aie laissé aucune trace dans votre mémoire... à moins que depuis on ne vous ait parlé de moi dans votre famille.
GEORGES
IMon Dieu! monsieur, toute ma famille se réduisait aune vieille tante qui me recueillit après le désastre de notre maison... elle avait toujours vécu dans la retraite, elle ignorait toutes choses; elle ignorait môme votre nom, je pense, et d'ailleurs, nous évitions, elle et moi, avec une égale sollicitude, de reporter nos regards vers le passé.
MONTJOYE , comme délivré d'une grave inquiétude.
Ah! c'est tout simple... moi-môme je ne toucherai pas davantage à ce passé, et il me suffît de vous l'avoir rappelé d'un mot