Montjoyc, Tibcr^a
4 iMONTJOVi:.
vous fassiez une petite part dans l'opération à l'ancien propriétaire; il s'est ruiné sur la concession... il a essuyé les plâtres, comme on dit... et pendant que nous nous enrichissons sur sa ferme, il meurt de faim devant la porte.
Eh bien, quoi? c'est l'histoire universelle, cela... il y a des gens qui tirent les marrons du feu, et d'autres qui les mangent, voilà tout!
TIHERGE.
C'est un père de famille...
MONTJOVt:.
Ne t'occupe donc pas de ces détails-là, mon ami!... Délicieux encore... ces houillères des montagnes noires... Je les ferai coter un de ces jours... C'est encore toi qui as flairé ça... tu es un bon dépisteur, toi, mon vieux Tiberge.
TIBERGE
Oh! j'aurais pu mieux employer ma vie...
Comment ça, vieux grognard?... Voyons... est-ce que tu n'es pas content de ta situation chez moi?
TIBERGE
Oh! mon Dieu, si, je suis content; c'est-à-dire... je suis content et je ne suis pas content.
MOXTJOYE.
Nous en reparlerons, (n ouvre une lettre : avec étonnement et indifférence.)
Ah! mon Dieu! pauvre garçon!
TIBERGE
Quoi donc, monsieur?
Tu sais bien le petit Gendrin que j'avais envoyé à Shang-haï, il s'est noyé en débarquant.
TIBERGE, avec éclat.
Le petit Gendrin ! . . . C'est possible 1