Gcoro'c.i, Cculo
CÉCILE
Oui... n'est-ce pas? ces fleurs... et ces lumières... (a part.) C'est très-difficile !
GEORGES
La comtesse Derkoffest d'origine française, n'est-ce pas, m&demoisclle?
CÉCILE
Oui, c'est une Française... qui a épousé un Russe... (a part.) Que c'est difficile!... (iiaut.j Elle vous apprécie beaucoup, la comtesse, vous savez?
GEORGES, gaiement.
Je l'ignorais, mademoiselle... mais j'aime à vous croire.
CÉCILE
Mais beaucoup!... Elle s'exprimait hier sur votre compte en termes que j'ose à peine vous répéter... Elle vous reproche seulement d'être trop timide.
GEORGES
Mais, je ne suis pas timide, mademoiselle... je suis quelquefois distrait, peut-être, préoccupé... et cela s'explique... je n'ai pas toujours été aussi heureux que je le suis maintenant.
CÉCILE
Enfin, elle vous trouve timide, vous savez?... Elle faisait d'ailleurs de vous un éloge presque embarrassant pour vos amis..., vous aviez tous les mérites, toutes les vertus... à ce point que si elle avait quelques années de moins, vous lui feriez oublier son vœu d'éternel veuvage... Seulement, disait-elle, il est si timide... que je serais forcée de lui offrir ma main, car jamais il ne me la demanderait.
GEORGES, riant.
Pour cela, elle peut en être sûre.
CÉCILE
Mon Dieu, sans doute... mais il y a d'autres jeunes femmes... dans le monde... [Eiie se lève.) Sérieusement, monsieur Georges, je vous assure que cette timidité vous fait du tort... Vous me pardonnez de vous dire cela ?