‹ Montjoye; comédie en cinq actes, en six tableauxChapitre 71 sur 121 · Gcoro'c.i, Cculo · texte numérisé non relu

Gcoro'c.i, Cculo

CÉCILE

Oui... n'est-ce pas? ces fleurs... et ces lumières... (a part.) C'est très-difficile !

GEORGES

La comtesse Derkoffest d'origine française, n'est-ce pas, m&demoisclle?

CÉCILE

Oui, c'est une Française... qui a épousé un Russe... (a part.) Que c'est difficile!... (iiaut.j Elle vous apprécie beaucoup, la comtesse, vous savez?

GEORGES, gaiement.

Je l'ignorais, mademoiselle... mais j'aime à vous croire.

CÉCILE

Mais beaucoup!... Elle s'exprimait hier sur votre compte en termes que j'ose à peine vous répéter... Elle vous reproche seulement d'être trop timide.

GEORGES

Mais, je ne suis pas timide, mademoiselle... je suis quelquefois distrait, peut-être, préoccupé... et cela s'explique... je n'ai pas toujours été aussi heureux que je le suis maintenant.

CÉCILE

Enfin, elle vous trouve timide, vous savez?... Elle faisait d'ailleurs de vous un éloge presque embarrassant pour vos amis..., vous aviez tous les mérites, toutes les vertus... à ce point que si elle avait quelques années de moins, vous lui feriez oublier son vœu d'éternel veuvage... Seulement, disait-elle, il est si timide... que je serais forcée de lui offrir ma main, car jamais il ne me la demanderait.

GEORGES, riant.

Pour cela, elle peut en être sûre.

CÉCILE

Mon Dieu, sans doute... mais il y a d'autres jeunes femmes... dans le monde... [Eiie se lève.) Sérieusement, monsieur Georges, je vous assure que cette timidité vous fait du tort... Vous me pardonnez de vous dire cela ?

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