FIERI. JUSSIT
MDGGGVI.
Bosquet, 1655; Charles de Pradel , neveu du précédent , 1676 $ Gb.» Joachlm Colbertrde-Groisii, 1606; 6eorge-Lazare>Berger deCharancy, 1788i Frauç. Raynauld de Villeneuve , 1746$ Raymond de Durfori, 1766; Jos.'François de Malide» 1774, mort en Angleterie en IStt.
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Un cabinet de physique vl un laboratoire de chimie sont annexés à ramphithéàlrc particuUèremeat destiné à renseignement de ces deux sciences.
La salle des actes, ou de réception, est un parallélogramme de 17 mètres de longueur sur 9 mètres de largeur. On y trouve le ^uste antique d*Hippocrate en bronze, et ceux d*Esculape et d'Hygie^ en marbre; tous les tiuii) ont ùlé donnés à la FacuUc par le Gouvernement , sous Le ministère du comte Chaptal, le premier, en , et les deux autres, en 4803. On y voit encore d^autres bustes et portraits d'anciens médecins ou professeurs do Montpellier. Nous ne sortirons pas de la salle des réceptions sans faire mention de la robe doctorale de Rabelais » dont on revêt, dit-on, chaque récipiendaire dans toutes les épreuves. Ce célèbre et facétieux curé de Meudon a aussi étudié dans la Faculté de médecine de Montpellier; la robe dont il fut revêtu comme les autres, suivant un ancien usage , a gardé son nom. Mais Rabelais a-t-il fait hommage de sa robe à la Faculté ? Quoique cette robe ait été renouvelée en 4605 par le chancelier François Ranchin, et encore par le chancelier Barthez, il faut dire qu'il n'existe pas seulement une seule robe, mais sept à huit, ou plutôtautantqueron peut faired'examens simultanés, et que la seule chose dont la Faculté ait hérité c'est l^usage de la revêtir.
Dans la salle du conclave, aujourd'hui du conseil, et dans la suivante, on montre la collection des portraits des professeurs de Tancienne Université de médecine, des Écoles do chirurgie et de la nouvel hi
Faculté de médecine de Montpellier. La série de ces
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portraits y où l'on reconnatt quelquefois lo pinceau
de Sébastien Bourdon et récolc de Rubens, et souvent d'autres peintres célèbres » commeace au XiiWe siècle , en — Les étrangers ne manquent pas de s'arrêter et de sourire devant les portraits de Rabelais etdeRondelet, ou, si Ton veut, du docteur i^oMdtèi/is, comme l'appelle l'auteur de PantcigrmL
Outre le siège et le buste antiques dont nous avons fait mention, on remarque d'autres marbres anciens, encastrés dans les murs de ce bol établissement. Nous signalerons seulement, dans Tescalier qui mène à la bibliothèque , deux fragments en ronde bosse , représentant des lions dévorant de malheureux condamnés, et un autre fragment fort précieux dont le sujet est Homère entre deux Muses , probablement la Tragédie et la Comédie.
Au nombre des objets les plus intéressants que nous offre Fintérieur de cette École , il faut placer le Musée analamique, précieuse, admirable collection méthodique pour les etuduâ (|ui bc raUaciiciit à toutes les branches de renseignement médical. Placé, depuis 4853, dans un local magnifique , le Musée d'anatomie est aussi remarquable par son élégance et l'art qui a présidé à sa disposition que par les richesses qu'il renferme. La salle monumentale, soutenue par trois rangs de quatre colonnes , d'un style grandiose, décorée par des peintres habiles* , forme un vaste vaisseau de 64<n de longueur , sur 8™ 50 de largeur. De belles armoires vitrées, revêtues de fer, en tapissent les immenses parois. Là
^ ISous devons surtout rappeler ici le nom de M. Moucerct.
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se présentent» dans les plus heureuses combinaisons pour
icludc , toutes les pièces d'histoire naturelle, hamaioe et comparée , de tous les cas physiologiques et pathologiques, tous les instruments chirurgicaux, toutes les préparations médicales et chimiques , en un mot , tout ce que 1 art de guérir peut demander pour sa démonstration. Ici apparaissent des momies de Gouanches et d'autres curieux objets apportés des lies Canaries par Auguste Broussonnet; là des momies é.^yp tiennes , des ibis embaumés, conquêtes de rexpéditiou française auxPyramides ; plus loin les collections laissées par Tinfortuné Oelpech, la collection cranologtque léguée par Dubrueil. On admire, quel qu'en soit l'objet, ces myriades de pièces artdicielles en cire, en plâtre, en carton-pâte, en cuir bouilli, devant la perfection avec laquelle Tart représente aujourd'hui la nature infirme ou viciée , les organes sains et les lésions dont ils peuvent être affectés. Citons, parmi les noms des artistes qui ont fourni leur utile et remarquable contingent à cette précieuse collection, ceux des professeurs Delmas de Montpellier, de Fontana de Florence, des docteurs Thibert et Auzoux, de Guy, Dupont, Desjardin, etc. Les collections de ce Musée s^accroissent rapidement tous les jours , soit par les dons volontaires des anciens élèves de rËcole et des professeurs actuels, soit par des préparations imposées dans toutes les épreuves pratiques des eoncours d'anatomie. — Le Musée est ouvert aux élèves tous les jours, et au public le jeudi, de midi à deux heures.
La FacultédeMontpellier a son enseignement divisé en dix-sept chaires lAnatomie; Physiologie; Chimie médicale
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et Pharmacie; Botanique et Histoire naturelle mêdieaie ;
Hijijièm; Opératiom et Appareils; Pathologie médicale ; Pathologie chirurgicale ; Thérapeutique et Matière médi^ cale ; Chimie générale et Toxicologie ; Pathologie et Thé'' rapeutique générales; Médecine légale ; Accouchements , Maladies des femmes en couches et des enfants notiveaunés. Clinique d^ accouchements à la Maternité; Clinique chirurgicale ( deux chaires ) ; Clinique médicale ( deux chaires ).
Quinze Agrégés sont adjoints aax Professeurs de ces chaires, soit pour les suppléer , soit pour faire les dé-* monstrations élémentaires dans dés cours spéciaux. Il y a aussi des chefs de travaux prati(|ues pour la direction immédiate des élèves.
Six cents étudiants viennent tous les ans auprès de ces chaires recevoir les leçons des Professeurs. Ou compte annuellement de 130 à 150 réceptions au doctorat faites par la Faculté.
La bibliothèque de la Faculté de médecine possède plus de cinquante mille volumes, plus de six cents manuscrits grecs» latins, arabes, turcs, persans, chinois, italiens, espagnols, français, et un cabinet de dessins originaux, donné par un citoyen de Montpellier, feu Xavier A tger. — Parmi les livres mj!)rtmés, se trouvent beaucoup d'éditions du XVme siècle, dont un assez grand nombre sont des éditions princeps, — Les manuscriis les plus curieux que cette bibliothèque nous présente sont: divers traités d'histoire, de droit et de médecine, fort anciens; des Bibles, des livres de prières sur vélio, à toumeures et miniatures gouachées et dorées , des Xlllme et XÏVme slèclcs : entre celles-là, la belle Bible de Jean XXIL occupe le premier rang ; des recueils de