‹ Montpellier; tableau historique et descriptif, pour servir de guide à l'étranger dans cette ville et dans ses environsChapitre 34 sur 52 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Oliservatolre*

L'ancienne Académie des sciences de Montpellier

avait obtenu du Maréchal de Castries , gouverneur de la Province» une des tours des anciens remparts de la ville, pour y établir un observatoire. Pendant pins d'un siècle, les membres de cette Académie ont lait une suite d'observations que favorisait le beau ciel de Languedoc, et qui n'ont pas été entièrement perdues pour la science. Elles existent manuscrites dans les archives de la Préfecture de THérault. Les pendules et autres instruments » parmi lesquels on distingue un superbe télescope grégorien, de cinq pieds de foyer, donné à rObservatoire par le maréchal deBiron, gouverneur de la Province, ont été réums au cabinet de physique de la Faculté des sciences.

La tour de TObservatoire avait été disposée pour le télégraphe à lunette qui correspondait avec Paris, par deux lignes différentes : d'un côté, par Nimes, Avignon, Lyon et Dijon; et, de Tautre cété, par Narbonne, Toulouse, Bordeaux et Tours. Il correspondait également avec Marseille, Toulon et Bayonne. Aujourd'hui, chassé de son belvédère, Tancien télégraphe a disparu; le courrier de rélectricité s'est logé un peu plus bas, en attendant qu'un autre élément plus rapide encore vienne se charger de nos dépêches; et la tour de l'Observatoire a été rétrocédée à la Faculté des sciences.

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