SCÈNE PREMIÈRE
I DELPHINE, seule, sortant de la chambre de gauche et parlant à la cantonade.
Oui, mon ami, sois donc tranquille et tâche de reposer un peu.
(Elle s’éloigne de la porte.)
VOIX DE CHAMBOURDON.
Delphine! ma femme !...
DELPHINE, se rapprochant.
Quoi ? mon ami ?
VOIX DE CHAMBOURDON.
Et si quelqu’un vient me demander, je n’y suis pas.
DELPHINE
Bien !
VOIX DE CUAMBOURDON.
Réponds que je suis parti pour Balaklava!
DELPHINE
Oui.
VOIX DE CHAMBOURDON.
Et ne laisse pénétrer quiconque dans mon domicile... oh ! mais là... quiconque !... on ! mais là... quiconque !...
DELPHINE
C’est convenu !... (Descendant la scpne. ) Excepté pourtant le docteur que je viens d’envoyer chercher... M. Chambourdon m’inquiète... que peut-il avoir?.., je ne comprends rien à ses craintes, à ses terreurs.
Air : Il me semble que pour le cœur (Tigre).
De son trouble, de sa frayeur,
En vain je cherche le mystère;
A son repos, à son bonheur Je cousacrc ma vie entière.
Jamais je ne le vig ainsi.
Et je no sais au fond de l’àme.
De quoi peut trembler un mari Quand il est bien sûr de sa femme.
Mais voyez donc si ce Bruno reviendra... Ces domestiques
sont d’une lenteur !... (Elle regarde par la fenêtre et abaisse «éeiaent le rideau.)
i MONTRE PERDUE, RÉCOMPENSE HONNÊTE.
Oh ! encore ce monsieur à moustaches roussesavec qui j’ai voyagé, il y a deux jours, en revenant d’Arpajon; depuis nier il ne fait que passer et repasser sous mes fenêtres... est-ce que?...
(Oo frappe à la porte.) Ah ! SUD S tlotitC le dOCteUl' !... (Elle outre et recale en voyant Blenaeeia. ) Noil, C’CSt Ce monsieur...