‹ Montre perdue, recompense honnete comedievaudeville en un acte (volume 2)Chapitre 29 sur 36 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

CHAMBOÜRDON, PLANTIN.

PLANTIN

Que diable a-t-il après les médecins?

CHAMBOÜRDON.

Eh bien ! docteur?

PLANTIN

Que veux-tu?

CHAMBOÜRDON *.

Sais-tu s’il y a lin train pour Bruxelles dans une petite heure?

Pourquoi ça?

CHAMBOÜRDON.

Je compte lui proposer une rencontre pour demain, dès l’aube, sur le territoire belge. ,

PLANTIN

Très-bien!...

CHAMBOÜRDON.

Et prendre le train de Nantes dès ce soir.

PLANTIN

Tu reculerais?

CHAMBOÜRDON.

Non ! j’ai affaire à Nantes.

PLANTIN

Cest impossible!...

CHAMBOÜRDON.

Tu crois que c’est...

PLANTIN

Tu as commis la faute... lu dois...

CHAMBOURDON, eiaspéré.

Mais pas du tout !... car voilà ce qui est agaçant! Je n'ai eu l’agrément de rien commettre et...

plantin *.

Passons ! passons !

CHAMBOURDON.

Tu m’ennuies, je te dis que je n’ai rien dégradé du tout... et que je ne lui dois foncièrement pas la moindre réparation.

PLANTIN

Allons donc ! ça n’est pas sérieux ! tu te battras... il le faut.

CHAMBOURDON.

Quelle bète de coutume!

PLANTIN

Tu te conduiras....

CHAMBOURDON, absorbé.

En homme du monde.

PLANTIN

En homme de cœur!... je te connais, tu n’es pas poltron.

CHAMBOURDON.

Tu crois.

Ce sont les nerfs.

CHAMBOURDON.

Parbleu!... les nerfs... le cœur... la tète... les jambes et les bras pas davantage.

Air : Qu'il est flatteur.

Près de moi la mouche qui vole Me donne le trac! et j’ai peur,

Au bruit tout mon être flageole.

Des armes surtout j’ai l’horreur.

Je conçois la terreur étrange,

D’Adam que l’archange chassait.

Puisque moi j’aurais peur d’un ange S’il me présentait un fleuret.

Et puis ma femme, ma Delphine!... si elle apprend la cause!...

PLANTIN

Veux-tu que je l’emmène àArpajon?

CHAM BOURDON , vivement.

Non !... assez d’une fois!

PLANTIN

Eh bien! nous lui ferons un conte, je m’en charge.

CHAMBOURDON.

Bon Plan tin !

PLANTIN, tirant sa montre.

Notre homme va bientôt revenir.

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