‹ Montre perdue, recompense honnete comedievaudeville en un acteChapitre 100 sur 113 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

(Le théâtre est plongé dans l’obscurité.) birautou , chantant sans être vu, dans sa chambre.

Fleuve du Tage,

Je fuis tes bords heureux,

A ton rivage,

J'adresse mes adieux.

(Il parait en robe de chambre, coiffé d'un madras et une guitare à

la main.)

Je ne peux pas rester en place!... mais il faut qu’elle le sache... (Il désigne le n° 3.) Ça lui fera comprendre... Et puis mon défaut ordinaire, la précipitation devient une qualité dans la circonstance , elle va partir. (Il s’assied à gauche.) Cette nuit me rappelle une autre nuit de ma jeunesse, versant oriental, où, par mon imprudence, j’ai manqué... je me trouvais sous une fenêtre, au rez-de-chaussée, dans un jardin fleuri. ..C’était la plus jolie et la plus mince jeune fille de Montpellier (se levant), comme j’en étais le jeune homme le plus svelte, le plus élancé et cependant j’avais de l’épaule et du mollet. Surpris par une vieille parente, une femme à délicatesse, à scrupules; Je lendemain, plus personne... la chouette avait emmené la colombe, et, depuis, je n’ai pas revu mon premier, mon plus ardent amour, ma véritable passion, celle-là !

(Chantant.)

Fleuve du Tage,

Je fuis tes bords heureux.

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