SCÈNE VIT
Quelquefois...
Cil AM BOURDON,
Inutile alors de te dépeindre la course échevelée de ton ami croyant traîner à ses trouses un époux furibond armé de n’imporle quel instrument contondant... J'arpente... je vole... je plonge enfin dans une porte béante. . ô Providence ! c’était la mienne.
Te voilà sauvé !
CHAMBOURDON.
Tu crois ça, toi?... je le crus aussi... pendant que je gravissais mon escalier... mais en arrivant chez moi... je pousse un cri.
Qu’était-ce encore?
Je n’avais plus ma montre !
Belle affaire! Tu en achèteras une autre.
CHAMBOURDON.
Une autre... mais animal!...
Ah ça! mais...
CHAMBOURDON.
Non. Mais, idiot!... tu ne comprends donc pas... que je l’avais perdue... laissé tomber chez lui au moment où je fus foudroyé par son coup de sonnette!...
Eh bien?...
CHAMBOURDON.
Eh bien ! mon nom est gravé dans la boite, voilà tout ! mon nom de Chambourdon!... et avec un almanach des vingt-cinq mille adresses...
Il peut finir par découvrir la tienne... Tu as raison.
CHAMBOURDON.
Enfin! il comprend!... loué soit le ciel!... Tu comprends que me voilà tout bonnement avec un époux de Damoclès suspendu sur ma tète!... qu’à chaque instant, à chaque seconde du jour et de la nuit, un homme peut se précipiter chez moi, les cheveux hérissés, l’injure à la bouche, ma montre d’une main et un pistolet de l’autre...
Poltron !
CHAMBOURDON, indigniS.
Est-ce que c’est pour moi que je tremble!... (changeant da ton.) C’est-à-dire... si... pourquoi m’en cacherais-je?... je n’ai aucun penchant pour les armes a feu 1... et puis quel scandale dans mon foyer conjugal!... que pensera ma femme?.., à quel genre de