‹ Montréal et ses principaux monuments [microforme]Chapitre 7 sur 9 · AUTRE · texte numérisé non relu

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La chapelle Ste. Anne, Griffintown, est une jolie construction d’architecture gothique. Celle de Ste. Marie, rue Lagauchetière, est aussi très élégante. La première peut contenir 1,500 personnes ; la seconde 5900.

L'église unitairienne, au Beaver-Hall, trop petite pour répondre aux besoins religieux de sa congrégation, a été depuis peu démolie. On a construit à endroit qu’elle oceupait une église de dimensions beaucoup plus considérables. Elle est dans le style byzantin. On y pénètre par un bel escalier établi à la base de sa tour.

L'église écossaise, rue St. Gabriel, a été construite en 1792. Elle a 60 pieds de long sur 48 de large ; elle peut aisément contenir 750 personnes. On en a consacré une partie à l’usage des militaires qui appartiennent à l’Eglise d’Ecosse. On prétend que la cloche que renferme le beflroi qui surmonte cette chapelle est la première qui ait été mise en branle au Canada.

Les deux synagogues de la rue St. Constant et de la rue Côté sont des édifices d’un aspect imposant. Elles sont l’une et l’autre d’architecture égyptienne.

L’Hôpital Général, rue Dorchester, a été fonde en 1821. Cet édifice, quoique de proportions massives, ne manque cependant pas d'élégance. L’endroit où il se trouve est un des plus salubres de Montréal.

L’Asile des Orphelins Protestants, rue Ste. Catherine. Ce sont des habitans charitables de cette ville qui défrayent les dépenses de cette institution.

L’Institution des Dames Charitables, The Ladies benevolent Institution, a pour but de secourir les veuves et les orphelins. Elle est dirigée par un comité de dames. L'édifice qui lui est consacré est situé dans la rue Berthelet.

‘En 1814, l’honorable James McGill, riche négociant de cette ville, légua à l’Institution Royale pour luvancement des sciences dans le Bas-Cunada, une vaste étendue de terre qu’il possédait sur le versant oriental de la montagne et une somme de #40,000, dont les revenus

étaient destinés à défrayer les dépenses d’un collége qui devait porter son nom. Ce legs, dont on contesta d’abord la validité, finit par être déclaré légal; et en 1821, le collége fut incorporé, suivant les intentious de son fondateur. Le Gouverneur et le Lieutenant Gouverneur du Bas-Canada, le Lieutenant Gouverneur du Haut-Canada, les Juges en Chef de Montréal et du Haut-Canada, Sa Seigneurie lEvêque Anglican de Québec, étaient, en vertu de l’acte d’incorporation, nommés gouverneurs de l'institution. On y reçoit des élèves de diverses croyances religieuses, et les professeurs se composent aussi de catholiques et de protestants. L’enseignement classique que l’on y donne est celui qu’adoptent les institutions du même genre en Angleterre. Ce collége renferme en outre une école de médecine et une école de droit. Le premier degré que l’on y a conféré a été celui de Docteur en Médecine, pris, Le 24 mai 1853, par monsieur W. L. Logie. Ce collége est situé au pied de la montagne, dans un endroit délicieux et à quelques pas seulement du réservoir qu'y a récemment fait creuser notre édilité.

L’honorable fondateur de cette maison d’éducation a également donné son nom à une institution tout aussi importante. L’école normale, rue Belmont, est connue sous celui d'école normale MeGill ; elle a, de même que l’école normale Jacques-Cartier, été inaugurée le 3 mars 1857. Les bienfaits de l'instruction que l’on y donne se font déjà largement sentir. Elle renferme un grand nombre d’élèves-maîtres des deux sexes. On y a, ainsi qu’à l’école Jacques-Cartier, ouvert une école modèle, où les futurs instituteurs vont, à tour-de-rôle, se former à l’art difficile de l’enseignement.

Le collége Molson est situé sur la rive du fleuve, derrière l’église St. Thomas, faubourg Québec. Il est de briques et a quatre étages. A chacun de ses quatre angles s'élève une jolie tourelle. Le fondateur de cette in&titution a eu pour but, en la dotant richement, de répandre les bienfaits de l’éducation parmi la partie la plus indigente de la population Montréalaise.

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