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ville. On en a posé la première pierre le 17 août 1809. Sur un piedestal de forme quadrangulaire, sur chacune des faces duquel on a incrusté des bas reliets, représentant les principaux fait d’armes du héros de d’Aboukir et de Trafalgar, s’élève une colonne d’ordre dorique, sur laquelle on a placé la statue de l’Amiral. Cette statue a la face tournée vers la montagne Son bras gauche (Nelson a perdu l’autre en combattant pour son pays,) repose sur un tronçon de mât entouré de cordages, de palans, etc. Il porte le costume d’Amiral et les insignes des divers ordres dont il fut décoré. On prétend que c’est dans cette attitude qu’il reçut à Trafalgar le coup fatal qui termina sa brillante carrière. Les huit pièces de canon qui supportent la chaine dont ce monument est entouré ont été données par Sir Gordon Drummond qui a commandé les troupes anglaises au Canada. Ce monument, que l’intempérie des saisons avait finit par dégrader, vient d’être restauré à neuf. On n’a pu cependant refaire les bas-reliefs. Sur une plate-forme en bois, au pied de la colonne, on a récemment placé, sur des affûts, deux énormes canons russes, pris en 1855 à Sébastopol. Ces canons ont été donnés à la ville par PAngleterre.
La Prison, extrémité est de la rue Ste, Marie, est une massive construction de pierre de taille. Elle est entourée d’une haute muraille.
Palais de l'Exposition, rues Ste. Catherine et Catheart, près de la Cathédrale anglaise. Cet édifice a la forme d’une croix. Sa largeur, sur chacune de ces rues, est de 84 pieds et sa longueur, entre l’une et l’autre, de 186 pieds. Sa charpente est en fer, entourée de briques. On s’est servi pour en faire la façade de la brique blanche de Toronto. On y a percé de nombreuses fenêtres qui donnent une abondante lumière à l’intérieur du palais. On a construit à l’intérieur deux galeries spacieuses, destinées à recevoir les articles légers. Le rez de chaussée reçoit les objets d’un grand poids. Dans l'aile nord-est du monument se trouve la galerie où les beauxarts étalent leurs produits. Le jour y est ménagé de facon à faire ressortir convenablement les travaux des
artistes. Cette galerie a 60 pieds de long sur 40 de large. Cet édifice a été élevé à l’occasion de la visite du Prince de Galles au Canada, par la Chambre des Arts et Manufactures de cette ville. Commencé dans les premiers jours de mai 1860, il était achevé vers le 20 d’août suivant. Son Altesse Royale l’a inaugurée le 25.
Pont Victoria. La première pierre de la première des piles de cet ouvrage gigantesque a été posée le 20 juillet 1854. Le premier train de passagers l’a traversé le 17 décembre 1859. Sa longueur totale est de 9,184 pieds. Il a 25 arches ; 24 ont 242 pieds de largeur ; une, celle du milicu, a 330 pieds. Hauteurentre la surface du fleuve et le dessous du tube central, 60 pieds. Hauteur du lit du fleuve au sommet du tube central 108. Pieds cubes : de maçonnerie qui sont entrés dans sa constrnction 3,000,000. Mètres cubes de bois pour charpentes temporaires, 2,250,000. Mètres cubes de terre employés dans la construction de digues, 146,000. Pesanteur du fer dont se composent les tubes, environ 8,250 tonnes. Nombre de rivets, 2,500,000. Quatre couches de peinture, que l’on a données aux tubes, couvriraient, une seul couche, une superficie de 30 acres et 4 couches, une superficie de 120 acres. Le coût total du monument a été d’environ #6.500.000.
Il traverse le St. Laurent un peu au-dessusde Montréal, de la Pointe St. Charles à St. Lambert. Il a été inauguré le 25 août 1860, par Son Altesse Royale le Prince de Galles.
Les Casernes. En face de la place Dalhousie, dont il est une des limites, et sur le bord du fleuve, s’èlève ce monument. Sous la domination française, il renfermait des religieuses qui en firent, après la conquête, cession au gouvernement anglais. Le couvént fut alors converti en casernes. On l’a agrandi en 1822, et il peut aujourd’hui contenir 1,000 hommes. Ce sont les seules casernes que l’on trouve dans la ville.
L’aqueduc. Il serait difficile de trouver en Amérique une ville mieux approvisionnée d’eau que Montréal. Cette eau, la plus salubre et la plus agréable au goût
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que lon puisse boire, est prise à un mille et demi audessus des rapides de Lachine, où la surface du St. Laurent est de 37 pieds plus haute que le niveau de notre port. On la conduit d’abord sur un espace de cinq milles par un canal ouvert jusqu’à l’endroit appellé Rivière St. Pierre, situé aux confins de la cité. Là se trouve un grand bassin où l’on voit l’appareil destiné à refouler l’eau vers la montagne où l’on creusé dans le roc le réservoir dont nous avons parlé. Ce réservoir est à 205 pieds au dessus du port de Montréal. Il a 25 pieds de profondeur et contient environ 15,000,000 de gallons d’eau. Les travaux de laqueduc ont été commencés en juin 1853 et terminés en septembre 1856. il a coûté $1,500,000.
Le Canal de Lachine est encore un des plus beaux monumens de notre industrie. Les nombreux récifs qui obstruent le St. Latuent, vis-à-vis la partie sud de l'Ile, rendant la navigation en cet endroit très dangereuse, la législature du Bas-Canada résolut, en 1821, d’ouvrir cette nouvelle voie de communication entre Montréal et Lachine, village qui avait alors une grande importance. Les travaux commencés le 17 Juillet de cette année furent terminés en 1825. Ce canal rend aujourd’hui d'immenses services, non seulement au commerce, mais encore à l’industrie.
On lui a fait de nombreuses saignées et l’eau, qui en coule, met en mouvement les machines des manufactures et des usines du Griffintown et de la Côte St. Paul, qui renferment une population de plus de 10,000 ouvriers.
Montréal n’a encore que 1rois jardins où le public puisse se donner rendez-vous. Le Jardin Guilbault, est situé au haut de la rue Bleury ; l’accès n’en est pas gratuit. Ceux de la Place Viger et de la Place des Commissaires que l’on vient de planter d’arbres et d’orner ce fontaines, seront bientôt remplis de promeneurs.
Montréal a plusieurs champs d’asile. Dans celui de ja Côte des Neiges, sur le côté de la montagne qui regarde
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le couchant et loin des limites de la ville, est le cimetière où sont enterrés les catholiques. C’est un vaste
terrain où l’on ne trouve encore Tlen de bien remarquable. 'elui des protestants est sur la montagne, du côté opposé. On y voit quelques marbres magnifiques. Les Juifs ont
le lèur dans le quartier St. Antoine.
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