Montréal [microforme]
En 18814 ct 1885, la Patrie, de Montréal, publia une série de petits articles non signés qui eurent une grande vogue,
On y racontait, sans facon, sous la rubrique: Le bon vieux temps, l'histoire pittoresque des mœurs et coutumes des générations qui vécurent à la fin du 18ème siècle où dans la première moitié du 19ème,
L'auteur anonyme de ces articles n'était pas un historien, encore moins un archéologue: c'était tout bonnement, ainsi qu'on le sut bientôt, un journaliste humoristique, dont les saillies et les portraits chargés faisaient les délices de ses contemporains, nous avons nommé Hector Berthelot, l’hilarant fondateur du Canard, du Farceur, qu Violon, cte., et le créateur du fameux type de Ladébauche. Par quel hasard notre humoriste s'était-il engagé dans une voie si contraire à ses aptitudes ? Voici :
M. H. Bcaugrand, alors Propriétaire de la Patrie ct grand amateur de foklore, ayant imaginé qu'un reporter intelligent, en interviewant les vieux citoyens ou compulsant les anciens journaux et les archives poudreuses, pourrait produire, chaque
jour, des bouts de prose qui piqueraient la curiosité du public, songea que M. Berthelot s’acquitterait à merveille d’une semblable tâche et il la lui confia.
M. Berthelot prouva sans tarder qu'on l'avait apprécié justement, majs, ainsi qu'il l’avouait volontiers, ses articulets ne sont pas impeccables. Xe pouvant contrôler les renseignements qv'1 recucillait, il a commis, parfois, des oublis et des erreurs ; ensuite, comme il écrivait au jour le jour, au fil de la plume, sans se relire, sa phrase est quelconque ; cependant M. Berthelot a le mérite d’avoir accumulé une quantité de détails qu’on cher-
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(n AU LECTEUR
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cherait vainement ailleurs et qui, malgré tout, sont d’une lecture fort attrayante.
M. E.-Z. Massicotte, l'archiviste en chef du palais de justice de la métropole, qui collectionnait déjà, à cette époque, tout ce qui concernait l’histoire de Montréal — l'étude de sa vie — ne manqua pas de découper ces causeries remplies d'intérêt: et, après trente ans, il nous les remet avec des annotations précicuses, fruit de ses patientes recherches.
Sous sa nouvelle toilette, Le bon vieux temps forme donc un document historique de grande valeur et qui devra obtenir un succès durable auprès de ceux qui savourent les choses du passé.
L'ouvrage cest divisé en deux séries : la première comprend les articles parus durant l’année 1884 et la seconde ceux qui furent publiés en 1885.
Les EDITEURS.
N. B. — La plupart des notes. suivant la coutume, sont rejetées au bas des pages, mais lorsque le compilateur s'est contenté de corriger ou d'ajouter, des points de suspension remplacent les mots retranchés et les mots nouveaux sont mis entre crochets, afin que le lecteur sache que le texte «”* modifié.
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