‹ Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 20 sur 44 · ORIGINE DE QUELQUES RUES DE MONTREAL · texte numérisé non relu

ORIGINE DE QUELQUES RUES DE MONTREAL

L'origine de nos principales rues, telles que les rues Notre- Dame, Saint-Laurent, Saint-Joseph, Saint-Antoine, Saint-Paul et autres remonte à une époque reculée dans le dernier siècle. (1) En feuilletant les archives municipales à l’hôtel de ville nous trouvons des renseignements intéressants au sujet de nos rues et de nos places publiques.

En 1805, sur la Place d Armes, il y avait un puits qui avait un diamètre de 30 pieds et une profondeur de cinquante. Ce puits avait été creusé environ cent cinquante ans auparavant par les Français. (2) Depuis longtemps, l’eau de ce puits n'était plus potable à cause de l’infiltration des eaux sales des ruisseaux, qui étaient alors les égouts de la ville. Le puits avait été recouvert par un plancher et c'était là que les cultivateurs venaient vendre leurs framboises et leurs bluets. Le puits fut comblé en 1805, par ordre des magistrats qui dirigeaient les affaires civiques.

En parcourant le même volume des annales de la corporation, nous voyons que l’origine de la rue des Jurés date de 1798. Dans la même année, on rouvrit la rue Chenneville (3) jusqu’au cimetière protestant, aujourd’hui la place Dufferin.

Le premier trottoir sur la rue Saint-Laurent fut posé en 1804,

En 1815, la rue Sainte-Radegonde fut ouverte pour communiquer de la rue Tagauchetière à la rue Saint-Bonaventure [aujourd'hui Saint-Jacques].

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(1) Les rues Notre-Dame, Saint-Joseph et Saint-Paul furent officiellement arpentées et nommées en 1672, mais elles existaient auparavant à l’état de sentiers.

Les rues Saint-Antoine et Saint-Laurent sont de dates plus récentes. La première fut d’abord un chemin qui s'élevait jusqu'aux côteaux Saint-Antoine et Saint-Pierre, tandis que la seconde devait tout simplement conduire à la paroisse Saint-Laurent.

(2) Il s’agit du puits de Pierre Gadois, un des premiers colons de Montréal. On en voit l'emplacement exact dans le Vieux Montréal de Morin, édité par H. Beaugrand.

(31 Nommée ainsi d’après M. Baby Chenneville, dont la fille épousa Christophe Sanguinet.

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