‹ Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 27 sur 44 · PERLE · texte numérisé non relu

PERLE

de 149. Le nombre total des cas de choléra jusqu’à la dernière date mentionnée dans le tableau ci-dessus a été de 4,420, de sorte que plus qu'un tiers des cas a été mortel; 3 sur ? serait à peu près la proportion.

Le choléra diminua sensiblement ses ravages en septembre et finit par disparaître complètement uu commencement d'octobre.

D’après les statistiques du temps, on affirme qu’un plus grand nombre de personnes ont été emportées par le choléra, dans la province de Québec, avec une population d'un demi-million, en trois mois, que dans la Grande-Bretagne avec une population de 15,000,000 en six mois.

Deux années plus tard, en 1834, le fléau reparut à Montréal. Il ne commença pas ses ravages aussi à bonne heure en été, et son caractère était moins violent. Cependant, plusieurs centaines de personnes périrent par l'épidémie. Pendant le choléra de 1832 il y a eu plusieurs cas d’inhumations de personnes vivantes.

On cite celui de Mile Hervieux qui fut atteinte par le choléra pendant une visite chez M. de Beuujeu. Le médecin de la famille, le docteur Arnoldi, lui donna de l’opium pour soulager ses souffrances. Malheureusement, une dose trop forte lui fut administrée et elle tomba en léthargie. île fut enterrée dans cet état au cimetière catholique sis alors à l’endroit où se trouvent aujourd'hui le côté sud de la place Dominion et la cathédrale. Plus tard, en creusant des fosses on découvrit que la malheureuse jeune fille avait été enterrée vivante. Elle avait réussi avec son coude à défoncer un des côtés de sa bière et elle s’était rongé une partie du bras.

La grande distance qui sépare Montréal de la mer est cause que cette ville est très rarement visitée par les monstres marins. Dans le mois de septembre 1823, une baleine ayant 42 pieds 8 pouces de jong et sept pieds de large, s’aventura dans le Saint- Laurent et s'arrêta pour prendre ses ébats dans notre port. Ne pouvant plus retrouver le chenal pour retourner à l'océan, le cétacé s’amusa pendant huit jours dans nos eaux. Les amateurs de sport organisèrent une partie de pêche à la baleine avec des harpons et tout l’outillage nécessaire. Le capitaine Brush, propriétaire du remorqueur à vapeur, réussit à harponner la baleine

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et la conduisit au rivage. Un spéculateur acheta le monstre et l'exhiba au pervle, dans une cabane au pied du courant.

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Un de nos amis nous demande de lui donner quelques renseignements sur d’origine du nom de la rue Berri,

En consultant un plan de Montréal, préparé en 1816 par M. Jacques Viger, inspecteur des chemins, nous voyons qu’il a été ouvert, en cette année, une ruelle de 22 pieds de large, mesure française, entre la rue Saint-Louis et la Petite Rivière (aujourd'hui la rue Craig) On l’appela la ruelle Guy parce que le terrain avait été donné à la ville par les héritiers Guy. A l’é- # poque de l’assassinat du duc de Berri, on donna le nom de l’hé- 4% ritier des Bourbons à la ruelle (1) et le nouveau chemin entre Es la Côte-des-Neiges et le faubourg Saint-Joseph, fut appelé rue Fi Guy. En 1856, on ouvrit la rue Berri depuis la rue Dubord | jusqu’à la rue Dorchoster. Le terrain fut cédé alors à la cor- Pers

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