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LES VOIES FERRÉES EN

Le chemin de fer de l'Industrie (Joliette) à Rawdon a été ouvert au trafic dans l'automne de 1852, la première section ayant été construite par M. Edward Scallon, qui avait l’entreprise pour £5,000. Les directeurs étaient à cette époque MM. Lorwin, Charles Philips, Penny, Dugas et Finlay.

Les convois ne circulèrent pas longtemps sur ce chemin de fer qui se soudait à celui de Lanoraie. Un an, environ, après son inauguration, on abandonna son exploitation qui était ruineuse pour les actionnaires.

Le chemin de fer Saint-Laurent et Atlantique, entre Montréal :t Richmond, qui a été la section originaire du Grand- Tronc, a été inauguré, mercredi, le 15 octobre 1851. Au nombre des exCursionnistes étaient les honorables MM. Lafontaine, Morin, Taché et Bourret, les juges Gale et Van Felson, M. Holmes, M.P.P. et les honorables John Molson et Galt.

Ils partirent du quai Bonsecours à huit heures du matin, à bord du Sainte-Hélène, et se rendirent à Longueuil où était le terminus du chemin de fer. Le convoi partit à neuf heures Courant à une vitesse de 50 milles à l'heure. A Richmond, il y eut un banquet organisé Par les directeurs de la compagnie. Ce banquet était présidé par M. Galt. (1).

L’inauguration de la voie ferrée fut la cause de deux accidents.

n canon que l’on tirait à Richmond en honneur de la cir-

(1) Sir Alexandre Galt, né en 1817, fut ministre des finances dans plusieurs cabinets. Finalement, en 1880, il acceptait le poste de Haut Commissaire du Canada, à Londres.

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Dans la soirée, il devait y avoir, à Montréal, procession aux flanibeaux, illumination et feux d’artitice, mais le mauvais temps s’opposa à l'exécution de cette partie du programme.

Quelques mois plus tard, la question des chemins de fer, dans la province de Québec, absorbait l’attention du public et était le sujet de nombreux articles dans les journaux.

Î C’est pendant l'hiver de 1852, que les mots “ Grand Tronc ” ! chemin de fer intercolonial, chemin de fer du nord, furent lancés dans la presse. Il s’échangea, alors, une correspondance Î importante entre le gouvernemert du Canada et Downing street, car il était alors question de faire un grand tronc de chemin de fer reliant Montréal à Halifax aux frais du gouvernement im- | périal. Québec ne se souciait pas de payer la somme qu’il avait À | souscrite pour la section entre Richmord et Québec. On agita l'opinion publique dans la vieille capitale où on organisa un mouvement en faveur d’une voie ferrée sur la rive nord.

Les capitaux n'étaient pas abc..dants dans le district de Québec, on dut renoncer à la réalisation de ce projet.

Pendant le printemps de 1852, les trains du chemin de for, Montréal et Lac Champlain, s’arrêtaient à leur nouveau terminus, à Saint-I. :‘bert, au quai de l'Tle de Moffat. (1) Les voyageurs traversaient alors de Saint-Lambert dans deux superbes bateaux l’Zron Duke et le Prince Albert.

20 mars 1885.

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(1) Cette île se nommait l'Ile à-la-pierre sous le régime français et fut le théâtre d’un combat entre les Iroquois et les pionniers de Montréal, en 1661. Le quai qu’on y avait construit, en 1852, est disparu depuis longtemps.

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